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La commission Charbonneau: Encore du pain et des jeux?

tumblr_lso72nDpXH1qlxh5uo1_1280**Ce texte a initialement paru dans le Prince Arthur Herald le 10 juin 2013**

Le 30 septembre 2011, le Prince Arthur a publié un de mes textes (1) portant sur la possibilité d’une commission d’enquête sur la collusion en construction.  Si on se souvient, à cette époque, il était évident que la commission aurait eventuellement lieu, mais nous ne savions rien sur le déroulement de cette potentielle commission d’enquête publique.  La juge Charbonneau n’avait pas encore été nommée et les limites du mandat imposé étaient inconnues.

Dans ce texte, je mentionnais que j’étais déchiré.  Mon côté émotionnel voulait la commission, mais mon côté rationnel me disait que c’était probablement une perte de temps.  À ce moment, j’ai voulu faire une prédiction, qui s’est avérée totalement fausse: « Penser que l’on va voir les gens impliqués défiler un à un, admettre leurs fautes et demander la clémence du président de la commission relève de la fantaisie[…] ».

Il faut se souvenir qu’à cette époque, on parlait de ne pas donner l’immunité aux gens qui témoigneraient.  Évidemment, peu de temps après, on a réalisé que personne ne parlerait sans immunité, donc on l’a accordé aux gens convoqués par la commission.  Nous avons donc vu plein de gens vider leur sac parce que ce qu’ils disent ne peut être utilisé contre eux dans un procès au criminel.

Outre cette prédiction, je dois dire que je suis encore et toujours du même avis.  Selon moi, la Commission Charbonneau ne sert qu’à divertir la population en leur offrant une série télé qui passe en continu sur les réseaux de nouvelles et qui ne fait que confirmer ce que plusieurs savaient déjà depuis longtemps:  Le Québec est corrompu jusqu’à la moelle.

Est-ce que la commission va changer les façons de faire?  J’en doute.  La corruption ne peut pas être enrayée si facilement, surtout si l’on considère que la structure gouvernementale du Québec –  remplie d’échappatoires et de programmes de subventions –  est un terreau très fertile pour toute personne mal intentionnée qui cherche à manipuler le système.  Le problème n’est pas que le crime organisé ait manipulé l’État, mais c’est plutôt sa bureaucratie byzantine  qui permet aux fraudeurs de demeurer dans l’ombre pendant des années.  Ceux qui se sont fait prendre l’ont été en partie  parce qu’ils sont devenus trop audacieux et que les dépassements de coûts des projets faisait lever les soupçons.  On a beau avoir attrappé plusieurs, c’est comme exterminer des coquerelles –  on pense s’en être débarrassé et quelques semaines plus tard, elles émergent de leur cachette.  L’exterminateur a beau revenir à multiples reprises, tant que l’on ne règle pas le problème à la source, elles reviendront toujours.

La commission fait donc un excellent travail pour identifier ces « coquerelles », mais que fait-elle pour les éliminer?  Le rapport qui en ressortira va-t’il simplement châtier les coupables et demander qu’on les empêche d’avoir des contrats avec le gouvernement pour une période définie, ou va-t’il se pencher sur les failles inhérentes de notre bureaucratie?

Si l’on se penche sur le mandat de la commission Charbonneau(2), on voit clairement que l’on préfère pointer le doigt.  En particulier vers le secteur privé.  On blâme des firmes d’ingénieurs et les élus municipaux qu’ils ont corrompu.  Nous savons maintenant comment le système a été implanté.  Le rapport recommandera probablement de changer la façon dont on attribue les contrats, mais est-ce que ça va vraiment empêcher les fraudeurs d’exploiter la bureaucratie?  Encore une fois, j’en doute.  On aura quelques années plus « tranquilles », mais éventuellement, les fraudeurs vont sortir de leur cachette, comme les coquerelles ayant survécu à l’attaque de l’exterminateur, et le bal recommencera à nouveau.

Notez également que nulle part dans le mandat de la commission est-il mentionné que l’on offrira des suggestions pour contrer l’infiltration par le crime organisé de ministères.  Même si on a vu des représentants syndicaux à la commission, son mandat ne les mentionne aucunement.  On y parle seulement « d’établir des mesures permettant d’identifier, d’enrayer et de prévenir la collusion et la corruption dans l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction ainsi que l’infiltration de celle-ci par le crime organisé. »

Je me demande pourquoi la commission doit examiner l’industrie de la construction, mais pas la gestion des contrats publics du côté des différents ministères impliqués?   Si l’industrie est infiltrée par le crime organisé, il est normal de présumer que les différents ministères le sont également.  Les fonctionnaires ne sont pas élus et ne sont pas vraiment affectés par les changements de gouvernements.  Il est donc juste de supposer que plusieurs ont dû être approchés par le crime organisé, et la loi des probabilités entrant en jeu, il est aussi juste de supposer que quelques uns ont dû accepter les offres qu’ils ont reçu.

Pourtant, le premier article du mandat de la commission stipule qu’il doit: « dresser un portrait de [stratagèmes] qui impliqueraient de possibles activités de collusion et de corruption dans l’octroi et la gestion de contrats publics dans l’industrie de la construction incluant, notamment, les organismes et les entreprises du gouvernement et les municipalités, incluant des liens possibles avec le financement des partis politiques ».

Donc la commission ne touche pas aux liens possibles entre le crime organisé et l’État.  Selon son propre mandat, elle n’offrira pas de pistes de solution pour régler les stratagèmes en place au sein de l’État malgré qu’elle ait le mandat de les identifier.

Je dois donc en conclure que le véritable but de cette commission n’est pas de nettoyer l’État de sa corruption, mais plutôt de la balayer sous le tapis pendant quelques années, en attendant que la population oublie ces scandales, tout en offrant quelques boucs émissaires en pâture pendant que le peuple regarde le spectacle et jubile.

Bref, du pain et des jeux…

(1)http://fr.princearthurherald.com/news/detail/commissions-d-enqu-te-du-pain-et-des-jeux-/?language_id=3

(2)https://www.ceic.gouv.qc.ca/la-commission/mandat.html

Projet de loi 13: La porte est grande ouverte pour la fraude électorale.

Léo Bureau-Blouin, député péquiste de Laval-des-Rapides

Léo Bureau-Blouin, député péquiste de Laval-des-Rapides

Ahh, le gouvernement du Québec!  Encore une fois, il vient de faire un fou de lui-même avec une loi votée à l’unanimité.

Eh oui, le projet de loi 13, permettant aux étudiants de voter dans leur CEGEP ou leur université, a été adopté sans opposition à l’Assemblée Nationale.

Les médias ont déjà commencé à célébrer ce vote « historique » qui permettra, selon eux, aux jeunes de voter en plus grand nombre.

Permettez-moi d’en douter.

À première vue, cette loi semble inoffensive.  Elle donne même l’impression d’être une bonne idée.  La bonne intention derrière cette loi est simple:  Plusieurs étudiants, particulièrement des régions, se retrouvent avec un dilemme quand vient le temps de voter aux élections durant leur session.  Présentement, si l’étudiant en question vient d’Amos et fait des études universitaires à McGill, il doit retourner à Amos pour aller voter.

Mais bon, vous me connaissez.  J’adhère à la philosophie que « la route vers l’enfer est pavée avec de bonnes intentions »…

Le projet de loi du gouvernement veut donc permettre à cet étudiant de voter à son établissement scolaire, lui évitant de devoir manquer une journée d’étude, ou devoir s’abstenir de voter.

Je dois mentionner, par contre, que nous avons déjà une structure qui permet aux gens ne pouvant se déplacer au scrutin lors du jour du vote…  Le vote par anticipation.

On me dira que s’il vient d’une région éloignée, ça rend la chose difficile, peu importe quand, donc le vote par anticipation pourrait ne pas suffir à la tâche.  Je concède ce point, malgré qu’il soit anecdotique et donc ne possède aucune valeur réelle.

Je n’ai aucun problème avec une loi qui offre aux citoyens n’ayant pas la possibilité de se déplacer à leur comté de voter.

Là ou j’ai un problème, c’est la façon dont on l’implémente.

L’étudiant pourra voter directement dans une urne située dans l’établissement d’enseignement.

Si c’est le cas, comment peut-on avoir la certitude qu’il ne votera pas deux fois?  Au Québec, pour voter, on doit présenter une pièce d’identité avec photo, mais il y a quand même un problème.  La photo peut être endommagée et donc la personne impossible à reconnaître, mais la pièce d’identité demeure valide.  Il serait donc un jeu d’enfant pour un activiste étudiant de voter dans son université et de demander à un proxy d’aller voter en son nom dans le comté ou il réside légalement.

La seule trace de la fraude?  Le nom de l’individu est coché sur la liste électorale du comté et de l’université.  Aucun système informatique n’ira lancer une alerte disant que ce citoyen a déjà voté.

En résumé, le projet de loi 13 sera un des moyens les plus simples pour la horde des  radicaux de tout acabit de manipuler le système et commettre une fraude électorale du genre que l’on n’a jamais vu au Canada.

La solution?  C’est évidemment trop simple pour nos élites gouvernementales:  Tout étudiant vivant hors-comté pour ses études devrait être tenu de demander un bulletin de vote anticipé qu’il devra poster 2 semaines avant le vote, pour assurer qu’il soit reçu avant le scrutin…Comme les gens inscrits à la liste des électeurs hors-Québec…

« Fabigate » et la réaction de nos élites gauchistes

novembre 26, 2012 3 commentaires

Source: Canoe.ca

Je sais que la nouvelle commence à être vieille et que la blogosphère a déjà passé au travers du sujet, mais n’ayant pas eu le temps d’écrire à ce sujet avant aujourd’hui, j’aimerais donner mon opinion sur la chose.

Premièrement, si vous êtes diligent et que vous allez chercher ce que j’ai écrit sur Facebook à ce sujet, vous verrez que j’ai écrit (je ne me souviens plus à quel endroit) que Fabi devrait banni des ondes.  Cette remarque était purement émotionnelle et a été postée immédiatement après que j’aie entendu l’extrait.  J’ai révisé ma position depuis cette réaction initiale.

Jacques Fabi ne devrait pas être banni des ondes, mais je considère qu’une simple suspension ne suffit pas.  Selon moi, de telles remarques d’un vétéran de la radio qui obtient la plus grande part de cotes d’écoutes sur sa plage horaire (00:00 à 03:00), sont totalement inacceptables   L’auditrice en question, dénommée « Maria », a profité de sa tribune pour dire que l’holocauste était la meilleure chose qui était arrivée dans l’Histoire.  À ce moment, toute personne sensée n’a que deux options:  Confronter cette auditrice, ou tout simplement raccrocher la ligne, dire que de tels propos sont inacceptables, qu’il y a des limites à respecter et que de glorifier le génocide de millions d’hommes, femmes et enfants est clairement au delà de l’acceptable.  Mais non, immédiatement après les propos de « Maria », il rétorqua: «Hé! J’oserais jamais dire ça, madame!», comme s’il venait juste d’entendre quelque chose avec lequel il est d’accord, mais qui est tabou et ne devrait qu’être chuchoté dans un endroit sombre.  Je serais d’avis que M. Fabi mériterait d’être récipiendaire d’un chèque d’assurance-emploi pendant quelques temps…

Sans surprise, les Gauchistes qui dominent nos médias (sociaux et conventionnels) ont répondu à ce scandale radiophonique avec la même réponse unanime:  Un silence assourdissant.  Rien de la part de notre « insurgé national », Dan Bigras.  Un balbutiement de la part de Guy A. Lepage, plusieurs jours après les faits et suite à plusieurs requêtes pour un commentaire.

Le seul média francophone qui a osé toucher à cette histoire est La Presse, dans sa section « débats », avec un billet de Rima Elkouri, montréalaise d’origine arabe qui déclare sa honte d’avoir entendu de tels propos de la part d’une de ses compatriotes.  Une missive à également été publiée mentionnant la suspension de M. Fabi.

Si on fait une recherche d’actualités sur Google, on voit que ça a pris 2 jours avant que le National Post mentionne la nouvelle.  Encore un autre jour plus tard, le commentaire de Mme. Elkouri a fait son apparition.  Rien de la part des médias de Québécor, rien à la télé…Je ne suis pas le plus grand fan de La Presse, mais au moins ils ont fait leur travail, contrairement au reste des médias québécois.

Le Québec n’est pas la meilleure terre d’accueil pour la population juive, ce n’est pas un secret.  Ceci peut probablement être expliqué à cause de l’endoctrinement catholique qui, malgré la laïcité grandissante, a sculpté la culture locale depuis des siècles, ainsi que du fait que le peuple Québécois semble avoir horreur des gens qui ont du succès (et les juifs sont certainement de ce nombre…),  mais l’antisémitisme de nos médias a été clairement démontré depuis les derniers jours.  Tout ce qu’ils ont eu à faire pour le prouver était de garder le silence…

Comme la vieux dicton mentionne:  « Qui ne dit mot, consent ».

Nos élites gauchistes avaient l’occasion parfaite de prouver que peu importe leur position concernant le conflit Israëlo-Palestinien, qu’ils ne tolèrent aucunement les propos haineux de « Maria », ni le hochement de tête de Jacques Fabi, qui a démontré qu’il partageait la même opinion.  Selon moi, leur silence est la preuve que les propos de « Maria » ne les a aucunement choqués.

***

NOTA: Mon texte original mentionne que seul La Presse avait osé toucher à cette nouvelle. Il s’agit d’un manque de rigueur de ma part.  Le Journal de Montréal l’a rapporté le même jour que La Presse l’a fait.  N’en reste qu’on a attendu plus de 2 jours avant qu’un média francophone en parle et qu’il a fallu que le National Post soit le premier média écrit à rapporter la nouvelle pour que les médias québécois se réveillent.  Merci à « Yan Pro » de m’avoir pointé vers cet article.

J’en ai profité pour faire des recherches sur le site de Radio-Canada et Le Devoir…  Silence complet de leur part.

Budget 2013-2014 – Le commentaire

C’est la nouvelle du jour: le premier (et peut-être dernier) « budget Marceau » a été déposé hier après-midi et va passer, malgré que les deux principaux partis d’opposition s’y…opposent.

Quelques minutes après le dépôt du budget, j’ai annoncé que le PLQ allait « faire un Stéphane Dion de lui-même » en votant contre mais en s’assurant qu’il n’y ait pas assez de députés présents en chambre pour défaire le gouvernement.  Les députés libéraux, étant les pantins du chef du parti et étant amputés de la colonne vertébrale, n’auront évidemment pas le courage de se présenter en chambre pour faire ce pour quoi ils ont été élus, c’est à dire représenter les électeurs et voter sur les diverses lois présentées par le gouvernement.

Pour ce qui est de la CAQ, j’avais prédit qu’ils voteraient contre, étant donné les conditions qu’ils ont mis sur la table, qui incluait l’absence de toute hausse de taxes.

Donc le gouvernement Marois va survivre à cet atroce budget qui augmente encore les dépenses de l’État et qui amènera le Québec toujours plus près du gouffre financier.

Ce qui m’a le plus irrité lors de la présentation de ce budget, par contre, était que le ministre Marceau semble avoir tout fait pour blâmer l’administration précédente.  Je dois écouter le discours à nouveau car j’en ai manqué des bouts, mais malgré que j’aie manqué une bonne partie du dernier tiers du discours, j’ai compté 9 instances ou le ministre a clairement placé le blâme sur le gouvernement précédent.  Au lieu d’offrir des solutions, les annonces du ministre étaient souvent présentées avec une diatribe détaillant l’incompétence de l’administration précédente.  Le « trou » de 1.6 milliards a été cité à plus d’une reprise et le ministre semblait plus intéressé de pointer le doigt vers l’ancien gouvernement Charest que d’offrir ses propres idées et solutions pour régler les problèmes fiscaux du Québec.

Sur ce sujet, le ministre n’apporte rien de nouveau.  Plus de taxes, plus de dépenses de programmes, plus d’investissements dans des ministères qui mériteraient d’être abolis étant donné leur inutilité chronique…

J’ai quand même vu un ou deux bons points…j’en parlerai un peu plus tard.  L’analyse du contenu du budget (accompagnée par des commentaires personnels à chaque point) suivra bientôt et formera le contenu de mon prochain billet, qui sera publié ce soir ou demain.

Hypocrisie au PQ: Financement

novembre 6, 2012 1 commentaire

Source: Google Images

L’hypocrisie des Péquistes fait un « comeback » (quoiqu’on pourrait argumenter qu’elle n’est jamais partie)

Si vous êtes politisés, vous êtes au courant que le programme du PQ dictait qu’ils voulaient réformer les lois concernant le financement des partis et mettre le montant maximum à 100$ par personne par an.

Ils ont confirmé cette promesse aujourd’hui via un communiqué sur le site web du parti:

« Le ministre responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne, Bernard Drainville, a présenté aujourd’hui à l’Assemblée nationale le projet de loi 2, Loi modifiant la Loi électorale afin de limiter les contributions à 100 $ par électeur et de réviser le financement public des partis politiques.

« En déposant ce projet de loi, nous voulons rétablir le lien de confiance qui doit unir les Québécois et leurs élus à l’Assemblée nationale. Les révélations des dernières années et celles mises au jour par la commission Charbonneau ces dernières semaines ont entaché la réputation du Québec, elles ont mis à mal notre démocratie », a déclaré le ministre. »

Voici pourquoi je les traite d’hypocrites: Hier, ce petit vidéo a été publié sur le canal du parti québécois, faisant appel à un blitz de financement pour les 40 prochains jours:

Serais-ce possible qu’ils s’attendent à ce que ce projet de loi soit passé d’ici 40 jours et qu’ils veulent profiter des lois actuelles pour maximiser les dons qu’ils peuvent recevoir en préparation à une élection?

Évidemment, ça peut être qu’une simple coïncidence…mais je ne crois pas aux coïncidences…

Une autre marque d’hypocrisie avec ce vidéo est l’utilisation gratuite de René Lévesque pour tenter de convaincre les gens.  N’oublions pas que Lévesque, maintenant élevé au statut de demi-dieu, a été victime d’un putsch de la part de son propre parti.  N’oublions pas non plus que Pauline Marois elle-même faisait partie de ce putsch…

Mais il est mort depuis 25 ans et la majorité des gens ne se souviennent plus de ce « détail ».  Donc les péquistes ressortent son spectre une fois de temps en temps, histoire de jouer avec les émotions du peuple…

FLASHBACK: Commission Charbonneau – du pain et des jeux?

Voici un article que j’ai écrit pour le Prince Arthur il y a un an.  Publié le 30 septembre 2011.

Je dois noter que je suis toujours en accord avec ce que j’ai écrit dans ce texte.

En passant, si les gens du PAH (je sais que quelques uns d’entres-vous visitez ce site!) sont toujours intéressés envers mes textes, je serais prêt à recommencer à y contribuer!

Voici donc le texte en question:

****

J’ai toujours eu des doutes sur l’efficacité d’une commission d’enquête sur la collusion en construction. Depuis que cette histoire est devenue publique, je suis incapable de décider si je voudrais voir une commission d’enquête publique ou non sur cette affaire.

Mon côté émotionnel désire cette enquête. Je suis curieux et comme bien des gens, j’aimerais voir nos politiciens et les gens impliqués se faire marteler par un juge, devant les caméras. Je voudrais entendre les explications du Ministère des Transports et des entrepreneurs impliqués. Quand j’y pense, je me dis que la population aurait enfin l’information qu’elle exige depuis si longtemps et que l’on pourrait enfin obtenir justice.

D’un autre côté, la partie rationnelle en moi me dit qu’une commission d’enquête publique serait longue, coûteuse et selon toute vraisemblance, inutile. Si l’on observe ce qui s’est déroulé lors des dernières enquêtes publiques, tel la Commission Bastarache ou la Commission Gomery, était-ce vraiment essentiel? Quels ont été les bénéfices de ces commissions? Outre la déconfiture du Parti Libéral du Canada lors de la Commission Gomery, que j’ai appréciée vu mes préférences personnelles en politique, je ne vois pas de raison qui me permette de dire qu’il fallait que l’on entende cette commission.

Je suis d’avis qu’une commission d’enquête publique permet à la population d’être informée sur des sujets qui impliquent son gouvernement et qu’elle a un rôle à jouer dans notre système. Ce n’est pas le système lui-même que je trouve problématique, mais la façon dont ces commissions sont présentées.

Les chaînes de nouvelles en continu nous présentaient ces commissions comme si elles étaient des téléromans ou des séries de téléréalité. Elles se battaient pour les cotes d’écoute et présentaient des publicités choc qui ressemblaient plus à des bandes-annonces de film qu’à des publicités pour la couverture d’un sujet d’importance. Presque autant de temps était passé à critiquer l’apparence physique et la personnalité du juge, des avocats et des gens présents dans la salle que leurs dires. Ils ont passé des jours à discuter de choses sans importance et à chasser des rumeurs qui seraient inadmissibles en cour. Les gens que l’on soupçonne d’être coupables sont étrangement affligés d’une perte de mémoire sélective…

Bref, nos commissions d’enquête donnent l’impression d’être des spectacles, non pas des exercices sérieux. Les résultats ne sont jamais ceux que la population attendait. Évidemment, je ne rêve pas en couleurs. Penser que l’on va voir les gens impliqués défiler un à un, admettre leurs fautes et demander la clémence du président de la commission relève de la fantaisie, mais si l’on regarde les résultats des poursuites criminelles en relation avec la Commission Gomery, est-ce que le résultat final aurait été bien différent sans l’existence de cette fanfare? Est-ce que la Commission Bastarache a donné quoi que ce soit de concret? Encore mieux, est-ce que la Commission Johnson a produit des changements pour améliorer la sécurité des citoyens sur nos routes alors que 88% rapportent être inquiets de l’état des infrastructures de la région de Montréal? Si l’on observe les résultats, les commissions d’enquête de la dernière décennie ressemblaient plus à une tentative d’offrir « du pain et des jeux »…

Je ne suis pas le plus grand fan de Jean Charest, loin de là, mais je considère tout de même que son argumentaire est correct lorsqu’il refuse d’autoriser une commission, même si je doute de ses intentions. Comme une grande tranche de la population, je pense qu’il cache quelque chose, mais quand je pense aux raisons évoquées plus haut, a-t-on vraiment besoin de cette commission?

S’il y a une chose que je trouve problématique, c’est que l’enquête soit effectuée par la Sûreté du Québec. Selon moi, il y a un conflit d’intérêts. Comment le gouvernement provincial peut–il espérer une évaluation impartiale lorsque le corps de police qui fait enquête est sous la juridiction de ce même gouvernement? S’il doit y avoir enquête policière, je crois qu’il serait juste que la Gendarmerie Royale du Canada s’en occupe. Du moins, cela offrirait une meilleure assurance de l’impartialité du processus.

****

Pour lire l’article original

Why I am not a « Québécois »

septembre 25, 2012 Laisser un commentaire

*** The following is a translation of my previous blog post.  Having many american friends, I would like them to be able to read this particular post, which explains a lot about how I identify myself as a Canadian.***

Source: Google Images

Any resident of Quebec knows this well: for the past 40 years, the political debate in this province took place on a different axis than the rest of the West.

While the USA, France, Germany and other Western nations campaigned for Left or Right wing issues, Quebec, was focusing on what is now called « The National Question « , which boils down to this: » Should Quebec secede from Canada and form an independent nation.  »

But all this is ancient history and I am not teaching anyone anything, especially since the vast majority of my readers are residents of the Province of Quebec.

I want to clarify one thing:

I am not a Québécois, although I was born in Quebec and I have lived here all my life.

Before your jump over the barricades and call me a traitor, let me explain.

I’m French-Canadian, like my ancestors who grew up before the separatist movement became the political force it is today.

The fact that I was born on Jesus Island (Laval) does not differentiate me from any French-Canadian born in Bathurst, New Brunswick, Saint-Boniface, Manitoba, or in a Francophone community on the edge of the 417 on the road to Ottawa .

But according to the Nationalists, whether separatist or not, there is a difference. The « Québécois » must have additional rights because it is part of a distinct « nation » and must be advantaged over other provinces by Ottawa in decisions affecting them.

It seems that these rights are not to be granted to other French-Canadians – those living outside Quebec – because the Nationalists argue that Quebec should be favored, not the Francophone population, regardless of their place of residence.

This has been confirmed to me by Mathieu Bock-Côté (a separatist blogger and highly-regarded young intellectual), who bailed out from that same debate when I forced him into a corner to face this truth, under the pretext that he needed to write his next newspaper commentary. It’s not the only time I’ve noticed this, but it was a clear example that hundreds have witnessed and was worth mentioning here.

This is why I refuse to use the term « Québécois » when I identify myself. I am a French-Canadian living in the province of Quebec. I am not « special » because I had the luck to be born in this province with a francophone majority. I am a citizen like any other and I find it insulting that our provincial government, regardless of the party running it, believes that the Québécois is a being superior to French Canadians – or at least, promotes favoritism that would penalize the latter while he claims to defend « the french civilization in North America. »

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