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Le statut légal du foetus sera débattu par la Cour Suprême, pas le Parlement.

octobre 5, 2012 1 commentaire

Je ne veux pas qu’on pense que ce blogue se transforme en site militant pro-avortement (même si personnellement, je m’oppose à la pratique), mais il semble que la nouvelle prend de l’importance et un nouveau chapitre va bientôt être écrit.  Voici une nouvelle que j’ai trouvé sur une source médiatique anglophone.  J’ai fait quelques recherches pour savoir si on en avait parlé au Québec, mais je n’ai rien trouvé.  Si vous avez vu cet article dans un média francophone, j’apprécierais si on pouvait me fournir un lien.

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Supreme Court to tackle case that questions definition of « child » before birth

OTTAWA — Just a few weeks after Parliament debated a motion on when human life begins, the Supreme Court of Canada will hear an appeal that again raises the difficult issue of when a fetus is considered a human being under the law.

The case is one of more than two dozen appeals Canada’s top court will hear in a fall session dominated by issues of life and death, including a case about withdrawing life support and one about a baby abandoned in a store bathroom.

But the case of Ivana Levkovic, who was charged with, then acquitted of, concealing the dead body of a child, hearkens back to a divisive debate federal politicians recently held. Late last month, the House of Commons quashed a private member’s motion by Conservative MP Stephen Woodworth that sought to review a section of the criminal code that declares a fetus becomes a human being only at the moment of complete birth. Critics accused him of trying to reopen the abortion debate.

The defeated motion in Parliament, and the Levkovic case, deal with different parts of the Criminal Code, but both confront the question of when a human life begins.

[…]

Donc, la Cour Suprême va entendre un cas concernant la définition de l’enfant avant la naissance.  Ceci dans l’optique de régler certaines questions importantes…Par exemple:

– Devrait-on garder une femme enceinte en vie via des machines pour qu’elle puisse donner naissance à l’enfant à partir d’un certain point dans sa grosesse, même si elle ne pourrait jamais survivre si on la débranchait?

Cette question n’a présentement pas de réponse car un foetus n’a aucun statut légal au Canada.

Les parlementaires ont voté contre la motion M312 de Stephen Woodworth – ils ne veulent pas prendre la responsabilité de cette décision.  Ils vont encore plus loin: ils refusent même d’ouvrir le débat, sinon on pourrait offenser certains groupes militants très influents!  Donc, à la place, on va laisser 9 juges décider du statut légal de l’enfant au lieu de laisser 308 personnes en débattre pour répondre à ces questions.  Le Parlement pourra toujours dire que les juges ont le rôle d’interpréter la Constitution et qu’ils respecteront leur décision, peu importe ce qu’elle sera.  Bref: ils s’en laveront les mains.

Si les juges décident que le foetus n’a vraiment aucun statut légal, les gens qui soutiennent la pratique sans restriction de l’avortement vont jubiler, mais qu’arrivera-t’il si jamais les juges disent qu’à partir d’un certain moment dans la grossesse  le foetus doit être considéré comme une personne et que sa vie doit être protégée, quelle sera la réaction de ces mêmes gens?

Ma prédiction: Ces groupes crieraient qu’il s’agit d’un affront à la démocratie et que nous vivons sous la dictature de juges activistes qui décident unilatéralement des droits des citoyens…

Dans mon cas, je m’oppose à l’activisme juridique et ce, peu importe la circonstance.  La question du statut légal du foetus devrait être débattue aux Communes.   Il s’agit d’une question qui préoccupe le peuple et donc les représentants du peuple devraient débattre et voter sur cette question.  Le fait que les groupes féministes et les organisations des droits de la personne font tout pour supprimer le dialogue démontre qu’ils savent très bien que leurs arguments ne tiennent pas sur des bases solides et qu’ils ont peur de perdre.  Si leur argumentation était forte, ils inviteraient ce débat, sachant très bien qu’ils gagneraient aisément, tout en ayant le plaisir de démolir ceux de leurs opposants une fois pour toutes.

La hargne de ces groupes envers les gens qui questionnent l’avortement à volonté, payé par les contribuables les trahit.  Ils ont tellement peur de perdre le débat qu’ils refusent qu’il ait lieu…Ça a marché pour eux en 1988.  Est-ce que ça va encore jouer en leur faveur cette fois-ci?  Le débat ne peut pas être totalement supprimé.  Il ne peut qu’être reporté à plus tard…

FFQ, Rona Ambrose et Thomas Mulcair…Ironie concernant la motion sur l’avortement défaite hier.

septembre 27, 2012 3 commentaires

Source: Wikipedia

Je dois admettre que je trouve ça un peu ironique.  Hier, la motion portant sur la réouverture du débat sur l’avortement (M312 de Stephen Woodworth) a été défaite aisément, ce qui était très prévisible.  Lors du vote, plusieurs ministres du gouvernement conservateur – incluant la ministre de la condition féminine, Rona Ambrose – ont voté pour cette motion.  En réponse, la Fédération des Femmes du Québec exige la démission de la ministre.

Il me semblait que les groupes féministes, tel la FFQ, militaient pour le libre-choix des femmes dans ce débat.  Pourtant, ici, nous avons une femme qui considère que le débat devrait être réouvert, donc qui exerce son libre-choix.  Mais ce choix ne semble pas plaire à la FFQ.  Comment est-ce qu’une femme pourrait s’opposer au statu quo – c’est à dire, l’avortement à volonté payé par l’État?

Est-ce que ces groupes sont vraiment « pro-choix », tel qu’ils l’annoncent?  Cette citation de la présidente de la FFQ, Alexa Conradi, en dit long:

« [La ministre] a de toute évidence refusé de défendre un droit fondamental des femmes, et à cet égard-là, elle n’est pas compétente pour assumer son rôle »

Un Droit fondamental?  Quand je regarde la Charte des Droits et Libertés, qui liste les « Droits fondamentaux », je ne vois pas un article qui dit:  « Toute femme désirant terminer sa grossesse avant terme est autorisée à le faire »

J’ai beaucoup plus l’impression que la FFQ est intéressée de défendre le droit inconditionnel de commettre le meurtre de son enfant à naître que de laisser le choix aux femmes de décider comme elles veulent.  Peut-être que madame Ambrose est en faveur de l’avortement, mais aimerait qu’il soit balisé, étant donné l’absence de toute législation entourant l’avortement au Canada, ce qui expliquerait son vote en faveur de cette motion.

Nous ne le savons pas et la FFQ non plus.  Ce n’est pas important pour les féma-fascistes de la Fédération des Femmes du Québec.  Ce qui importe c’est que la ministre a osé contredire le dogme féministe et elle doit en payer le prix.

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D’un autre côté, nous avons le chef de l’Opposition Officielle – Thomas Mulcair, qui s’insurge que le Premier Ministre ait permis « à huit ministres et deux secrétaires parlementaires de voter pour », alors que le PM lui-même ait voté contre la motion.  Le NPD a même critiqué le fait que le gouvernement permettait un vote libre sur la question.  Encore une fois, j’apprécie l’ironie de la chose…  Le Nouveau Parti Démocratique qui s’insurge parce que le gouvernement permet un vote libre – la plus grande expression de démocratie (!) que la Chambre des Communes possède…

Avortement, esclavage…même combat: Déterminer qui est et n’est pas une « Personne »

septembre 26, 2012 1 commentaire

S’il y a un sujet controversé, c’est l’avortement.  Les féministes (ainsi que plusieurs autres femmes) disent qu’il s’agit d’un sujet clos.  La décision a été prise il y a 25 ans et ne doit, sous aucune circonstances, être débattue à nouveau.  Le simple fait de proposer d’ouvrir un débat sur le sujet entraîne inévitablement les gens qui soutiennent l’avortement – qui font usage du terme « politiquement correct » « Pro-Choix » pour paraître plus gentils – à cracher leur venin sur toute personne qui ose s’y opposer.

Certaines mouvances ont toujours aimé avoir le pouvoir de dire qu’un groupe de gens ne sont pas des « personnes » ou des « humains ».

Pendant des millénaires, l’esclavage a été utilisé pour accomplir le travail trop dangereux ou ardu.  Un esclave, par définition, n’est pas une personne.  Il (ou elle) est la propriété de son maître.  Il y a 150 ans, on ne considérait pas les noirs comme des êtres humains, ce qui permettait aux citoyens de plusieurs pays d’en faire ce qu’ils voulaient. Un maître qui tuait un de ses esclaves n’avait pas besoin de se justifier, n’avait pas de procès et si jamais on le lui reprochait, il pouvait dire qu’il avait le droit de tuer son chien si le besoin s’en fait sentir, donc pourquoi n’aurait-il pas le droit de tuer son esclave?  Dans les deux cas, il s’agit d’un individu qui se débarrasse de sa propriété, c’est tout.

Le même argument est donné aujourd’hui par les Pro-avortement pour justifier sa pratique et sa gratuité.

« Ce n’est qu’un amas de cellules, pas une personne! »

« C’est mon corps, ça m’appartient et c’est mon choix de me faire avorter »

« C’est pratiquement un parasite!  Il utilise mes nutriments pour survivre et il me cause des malaises. »

C’est très facile de modifier une telle phrase pour l’appliquer à l’esclavage…

« C’est juste un nègre, c’est pas une personne »

« C’est mon esclave, il m’appartient et c’est mon choix de tuer mon esclave »

« C’est pratiquement un parasite!  Il mange trop, brise mes outils et ne travaille pas fort! »

Aujourd’hui, on ne considère pas le foetus comme un être humain, ce qui permet aux citoyens d’en faire ce qu’ils veulent. Une femme enceinte qui se fait avorter n’a pas besoin de se justifier et n’a même pas besoin d’en parler au père de l’enfant…C’est son choix.  Pourtant, si madame décide de conserver l’enfant, le père est condamné à être responsable de son développement.  La mère, elle, peut renier toute responsabilité sans aucune conséquence.

On me dira que plusieurs femmes ont des dépressions suite à un avortement, que certains avortements ont des complications qui mettent la vie de la femme en danger, etc…

J’aimerais poser une question aux féministes et aux autres qui supportent l’avortement.

Qui a pris la décision d’avoir une relation sexuelle?  Même si on fait usage de protection, une grosesse demeure toujours possible.  La seule forme de contraception qui fonctionne à 100%, c’est l’abstinence…

Donc pourquoi est-ce qu’une femme peut renier sa responsabilité?  Selon les lois actuelles, une femme à la liberté d’avoir une relation sexuelle avec n’importe quel quidam, mais elle n’est absolument pas tenue responsable de ses actions.  Enceinte après avoir couché avec 38 gars différents dans le mois?  Pas grave, l’avortement est disponible et ne coûte absolument rien pour le « bénéficiaire »!

Évidemment, la carte du viol demeure.  Quoique je puisse comprendre pourquoi une femme voudrait se faire avorter suite à un viol, je ne comprends pas pourquoi on condamne à mort l’enfant à naître pour un acte dont il n’est aucunement responsable!  Tenir quelqu’un responsable pour quelque chose qu’il n’a pas fait relève de l’idiotie.

Heureusement, le sujet revient graduellement dans nos médias et un véritable débat devrait avoir lieu sous peu.  Si ce n’est pas la motion de M. Woodworth à Ottawa qui va le débuter, ce sera quelqu’un d’autre qui le fera.

Peu importe ce que les féministes peuvent dire, le débat n’est pas clos.  La Cour Suprême du Canada a imposé une décision.  L’avortement devrait être débattu – et voté – à la Chambre des Communes, non pas décidé arbitrairement à huis-clos par 9 juges.

J’ai tout de même l’espoir que d’ici 150 ans, on va regarder l’avortement avec le même dégoût et incompréhension que l’esclavage.

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