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Mario Beaulieu: Parfaite démonstration que le Bloc n’a plus sa place.

octobre 23, 2014 1 commentaire

Alors que le Canada tout entier suivait les évènements à Ottawa, Mario Beaulieu, chef du Bloc Québécois, semblait croire que c’était le moment opportun pour faire de la récupération politique sur le registre des armes à feu.  En début de soirée, il publie le tweet suivant:

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Le corps du Caporal Nathan Cirillo n’était même pas encore froid et le chef du Bloc croyait bon de re-poster un communiqué de presse datant du début du mois?  Heureusement, je ne suis pas le seul à être outré de tels propos.  Peu importe nos opinions sur un registre des armes, le temps était très mal choisi pour faire une telle annonce…

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Même chez des séparatistes assez prolifiques sur Twitter, ça ne trouvait pas ça drôle.  J’ai regardé les autres tweets de Mario Beaulieu cette semaine et il n’a même pas commenté l’attentat de St-Jean-sur-Richelieu:

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Évidemment, il y en a qui semblent croire que c’était le moment parfait pour faire de la politique de bas étage…tout en manquant de cohérence:

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Si Mario Beaulieu gère lui-même son compte twitter, on peut voir qu’il est totalement inapte à diriger quoi que ce soit en temps de crise, encore moins un parti politique.  Si c’est quelqu’un d’autre, peut-on sacrer cet activiste sans-coeur dehors et le remplacer par quelqu’un qui a le bon sens de ne pas faire de politique pendant une crise nationale?

Projet de Loi 14 – Réaction médiatique prévisible…

février 22, 2013 5 commentaires
Source: The Globe and Mail

Source: The Globe and Mail

Le brouhaha concernant le projet de loi 14 continue!  Après la manifestation de dimanche, plusieurs instances de commerces ayant reçu des plaintes de l’OQLF ont vu le jour.  Nous avons littéralement un nouveau cas à chaque jour depuis mercredi!

Un restaurant italien fait la manchette à l’extérieur du pays à cause que son menu contient des mots italiens.

Un autre doit changer l’enseigne de son restaurant parce qu’il a osé écrire « Ristorante » au lieu de « Restaurant » dessus.

Un troisième à Québec doit également refaire son menu

Dans les médias de Québécor, Gilles Proux et Sophie Durocher ont écrit des éditoriaux pour lapider les manifestants.

M. Proulx a au moins eu le mérite d’être direct.  Les manifestants anti loi 14 sont des attardés mentaux et des paranoïaques  (désolé, le lien est disponible seulement pour les membres « VIP »)

Gilles Proulx n’a jamais mâché ses mots, mais d’y aller de traiter ces manifestants d’attardés mentaux parce qu’ils se sentent menacés par plusieurs des sections de ce projet de loi – dont il ne fait aucune mention, ça fait dur…

M. Proulx, je n’étais pas présent à la manifestation, mais j’aurais bien voulu y être.  J’ai donc trouvé ça assez insultant de me faire traiter d’attardé mental ce matin, simplement parce que je vois constamment des exemples de ségrégation contre les non-francophones.  De plus, vous tentez de diminuer l’importance de cette manif en sous-estimant le nombre de manifestants.  Alors que les médias rapportaient 200 personnes en moyenne, vous dites qu’il y en avait 125.  Votre malhonnêteté intellectuelle invalide votre argument en son ensemble.  De toute façon, dans ce billet que vous avez écrit, aucun argument n’est présenté.  Vous avez profité de votre tribune pour lancer du fiel sur les opposants du projet de loi 14, un point c’est tout.  Considérant votre réputation dans nos médias, ce billet sert plus à miner votre propre crédibilité qu’autre chose.

***

Pour ce qui est de Madame Durocher, elle a pondu un texte qui se voulait assez mesquin.  Le 2/3 du texte semble être neutre, ou même en faveur du mouvement Put Back The Flag et des autres groupes et individus qui manifestaient, mais elle a ensuite terminé son article avec des remarques comme:

On aurait pu s’attendre à ce qu’un nouveau groupe de défense des anglophones arrive avec un discours différent, plus nuancé.

[…]

Le parallèle qu’ils font entre la ségrégation aux États-Unis et la politique d’affirmation du français au Québec est scandaleux.

Scandaleux?  Mme. Durocher, vous n’avez pas compris le véritable sens de l’autocollant « Ici on commerce en français ». Le panneau ne veut pas dire que les francophones peuvent se sentir rassurés de pouvoir être servis en français (ce qui est ridicule. Je n’ai JAMAIS eu de la difficulté à être servi en français), mais plutôt un message pour les non-francophones que: « Ici, on ne te servira pas en anglais »

N’oublions pas que, selon les règles de français, le pronom personnel « on » exclut la personne qui l’utilise – donc cette enseigne n’est pas un message disant que les commis et propriétaires du commerce parlent en français. C’est une exigence envers les clients. On exige qu’ils fassent du commerce en français.

C’est donc effectivement de la ségrégation.  Celui qui affiche cet autocollant près de sa caisse envoie le message qu’il n’accepte pas de commercer avec des non-francophones.

C’est dommage, mais encore une fois, nos médias démontrent qu’ils sont complètement déconnectés de la réalité et préfèrent garder le peuple dans l’ignorance en répétant les mêmes arguments qu’on utilise depuis 1976. Au lieu d’objectivement regarder les dires des groupes qui s’opposent à la loi 101, on les dénigre, on les insulte et on tente de diminuer leur importance pour perpétuer la ségrégation des non-francophones dans leur propre pays.

La Loi 14 ne doit pas passer.  Si votre député est de la CAQ, écrivez-lui pour lui exiger de voter contre ce projet de loi.  S’il est Libéral, écrivez-lui pour lui rappeler de son engagement de ne pas modifier la loi 101 d’aucune façon et de voter contre cette loi xénophobe.

http://www.assnat.qc.ca/fr/deputes/index.html

Diane De Courcy – appel à la modération

février 19, 2013 1 commentaire
La Ministre responsable de laCharte de la langue française, Diane De Courcy

La Ministre responsable de la Charte de la langue française, Diane De Courcy

Suite à la manifestation contre le projet de loi 14 de dimanche (que j’ai malheureusement manqué), à laquelle environ 200 personnes se sont présentées, la ministre responsable de la « Charte de la langue française », Diane De Courcy, à lancé un appel au calme et à la modération.

Selon le Journal de Montréal, certains des manifestants avaient des pancartes qui faisaient une relation entre son projet de loi et la ségrégation.  Étant un des tout premiers à avoir critiqué ouvertement ce projet de loi, je ne peux qu’être en accord avec ces parallèles.

Voici ce que l’article 2 du « Bill 14 » provoque comme changement à l’article 1 de la Loi 101 (changements en caractères gras – le passage souligné sert à mettre l’emphase):

Le français est la langue officielle du Québec.   Il constitue le fondement de l’identité québécoise et d’une culture distincte,
ouverte sur le monde.

Comme j’ai mentionné dans mon billet précédent sur ce sujet, il n’y a pas beaucoup de moyens d’interpréter un tel article.  Selon Mme. De Courcy, un Québécois, c’est un francopĥone, point final.

Madame De Courcy, si vous voulez faire appel à la modération, vous auriez dû en faire usage vous-même quand vous avez rédigé ce projet de loi.  Si les anglophones et allophones qui vivent et paient des taxes au Québec ne sont pas Québécois, que sont-ils?  C’est vous qui avez lancé la première pierre avec cet article qui est un exemple flagrant de ségrégation.  Êtes-vous du même avis qu’un ancien péquiste de longue date, Pierre Curzi, qui a dit presque ouvertement à Gilles Proux que dans un Québec souverain, on pourrait examiner s’il vaudrait la peine de retirer le droit de vote aux anglophones?

In an interview with Gilles Proulx, a pioneer in shock-talk radio, Proulx called the West Island « Ontario, » and said West Islanders would never accept a PQ proposal for Quebec citizenship before sovereignty.

« We can’t change that with a magic wand, » Curzi said. « If these people want to benefit, as long as we are a province, we can’t do more.

« We can’t take away their right to vote because that is a right we cannot control because we are still a province within the federation. Obviously, the day when the country is there, we will control citizenship, which will have more teeth, if I can dare to say so. »

Je trouve un peu comique de voir une ministre d’un gouvernement fondamentalement xénophobe faire appel à la modération.

***

Ce qui m’irrite encore plus, c’est qu’autant dans les médias que chez les partis d’opposition, personne n’a critiqué l’article 2 de ce projet de loi.  La CAQ s’oppose aux changements du statut bilingues de certaines villes, le PLQ s’oppose en bloc à tout changement à la loi 101, mais n’a pas ouvertement critiqué cet article.

Sauf erreur, personne, à part moi-même, n’a pris le temps de regarder cet article du projet de loi et de dire: « Heille!  C’est grave ce qui est écrit là! »

Analyse du projet de loi 14: 1ère partie.

décembre 6, 2012 4 commentaires

charte-frInitialement, je voulais écrire sur les nominations d’André Boisclair, mais en commençant mon texte, j’ai remarqué que la ministre Diane De Courcy avait déposé son projet de loi pour modifier la Charte de la langue française, communément appelée « Loi 101 ».

Étant de ceux qui s’opposent à la Loi 101, que je considère anticonstitutionnelle dû à la discrimination systématique envers les anglophones qu’elle profère, j’ai donc décidé de laisser tout tomber et d’analyser le contenu de ce projet de loi.

Au lieu de simplement parler des articles que nos médias mentionnent, tel les changements concernant les exemptions selon le nombre d’employés, j’ai décidé de lire le document, article par article, pour en connaître le contenu.  Quand nos médias disent que le PQ a mis la pédale douce, c’est soit parce qu’ils n’ont pas lu le document ou parce qu’ils militent activement pour que ces réformes soient acceptées par les électeurs.

Avant toute chose, cliquez sur ce lien pour obtenir le document déposé par Mme. De Courcy

Je vous conseille également de cliquer ici pour comparer les changements et additions avec celui de la Loi 101, que ce projet de loi veut modifier.

Je n’ai pas eu à me rendre bien loin avant de trouver la première instance de discrimination.

L’article 2 du projet de loi 14 fait un ajout à l’article 1 de la Loi 101.

Voici l’article 1 de la loi 101:

1. Le français est la langue officielle du Québec.

Je n’ai absolument rien contre cet article en tant que tel.  Il est clair, précis et informe tout le monde que la langue officielle de la province, c’est le français.

Voici le contenu de l’article 2 de ce projet de loi:

2. L’article 1 de cette Charte est modifié par l’addition, à la fin, de l’alinéa
suivant :
« Il constitue le fondement de l’identité québécoise et d’une culture distincte,
ouverte sur le monde. ».

Donc cette modification offre le résultat suivant:

1. Le français est la langue officielle du Québec.   Il constitue le fondement de l’identité québécoise et d’une culture distincte,
ouverte sur le monde.

Sous cette nouvelle formule, non seulement le français est-il la langue officielle, mais elle « constitue le fondement de l’identité québécoise »  La seule interprétation que je peux faire ici est de me dire que quelqu’un qui vit au Québec mais qui ne parle pas français n’est pas un québécois.  Je ne vois pas comment on peut interpréter d’une autre façon.  Si le fondement de l’identité québécoise est la langue française, ça ne laisse pas beaucoup de place pour les anglophones et les immigrants qui arrivent ici sans connaître la langue officielle du Québec.

Les séparatistes font souvent usage du terme « Nous » pour parler des Québécois.  Ce « Nous », selon eux, est inclusif, mais le simple fait d’utiliser le terme « Nous » fait la démonstration d’une dichotomie.  S’il y a un « Nous », c’est qu’il y a un « Eux ».  Cette modification de l’article 1 dit donc clairement que « Nous », ce sont les francophones et « Eux », ce sont les autres.  On est loin de l’affirmation de René Lévesque qu’un Québécois, c’est quelqu’un qui vit et paie ses impôts au Québec…

Plusieurs des articles de ce projet de loi ont peu d’impact.  On y spécifie le rôle du ministre (en prenant soin d’ajouter une clause indiquant que tout mandat provenant du gouvernement s’y ajoute.  Évidemment, qui dit modification d’une loi si importante dit augmentation de la taille de l’État, donc quand j’ai lu cet ajout, je n’étais aucunement surpris:

« 1.4. Le gouvernement nomme, conformément à la Loi sur la fonction
publique (chapitre F-3.1.1), un sous-ministre associé responsable de l’application
de la politique linguistique. Celui-ci exerce toute fonction que lui confie le
gouvernement ou le ministre.

Évidemment, pour aider la ministre à effectuer les tâches qu’elle s’est assignée elle-même en modifiant la loi qui gère son propre ministère, elle aura besoin de nommer un sous-ministre associé.

En passant, trouvez-vous ça intéressant de voir que la ministre peut tout redéfinir son rôle et ses tâches elle-même?  Essayez de faire ça au travail:  Allez voir votre patron et dites-lui que vous avez décidé de revoir votre rôle et vos responsabilités au sein de l’entreprise et annoncez-lui qu’un simple vote d’une majorité absolue des employés suffirait pour l’appliquer et qu’il n’a aucun pouvoir décisionnel dans cette réforme.

Vous m’en donnerez des nouvelles!

Le document reste relativement bénin jusqu’à l’article 19 du projet de Mme. De Courcy, qui réécrit les articles 41 à 50 de la Loi 101.

Selon la Loi 101, l’article 41 dit:

41. L’employeur rédige dans la langue officielle les communications qu’il adresse à son personnel. Il rédige et publie en français les offres d’emploi ou de promotion.

Voici la modification de cet article par le projet de Loi 14:

« 41. En vue d’assurer le respect du droit du travailleur prévu à l’article 4,
l’employeur :
1° utilise le français dans les communications écrites qu’il adresse à son
personnel;
2° publie en français les offres d’emploi ou de promotion;
12
3° rend disponibles en français ses formulaires de demande d’emploi;
4° signe en français les contrats de travail, à moins qu’ils ne soient rédigés
dans une autre langue à la volonté expresse des parties;
5° rend disponibles en français le règlement intérieur et tout document
énonçant les droits et obligations du travailleur, ainsi que les instructions
obligatoires pour l’exécution de son travail, notamment en matière d’hygiène
ou de sécurité.

Donc on ajoute 3 dispositions à l’article en question.  Initialement, on obligeait les employeurs de publier leurs communications officielles en français ainsi que les offres d’emploi.  Les ajouts que cette modification offre sont carrément inutiles.

Pourquoi une obligation d’offrir un formulaire de demande d’emploi en français?  C’est un peu stupide d’imaginer qu’une compagnie qui affiche un poste en français n’offrirait qu’un formulaire unilingue anglais!  C’est une question de gros bon sens.  J’essaie également de comprendre comment quelqu’un peut signer dans une langue ou une autre.  Est-ce que cet article m’obligerait à inscrire les accents aigus sur les « e » de mon prénom quand je signe un contrat de travail?  Finalement, le 5e alinéa est complètement redondant.  Si les communications officielles doivent être en français, ça inclut : « le règlement intérieur et tout document énonçant les droits et obligations du travailleur, ainsi que les instructions obligatoires pour l’exécution de son travail, notamment en matière d’hygiène ou de sécurité. »  Donc pourquoi le mentionner spécifiquement?

Je continuerai de décortiquer ce projet de loi dans mon prochain billet!

La guerre aux Anglais: Le PQ veut empêcher les entreprises d’exiger une connaissance de l’anglais…

octobre 29, 2012 4 commentaires

Encore de l’amateurisme de la part du PQ…

La ministre dit que les entreprises ne devraient pas imposer la maîtrise de l’anglais comme condition primaire à l’emploi.

J’ai peine à comprendre comment quelqu’un peut penser que c’est une bonne idée.

Le PQ soulève encore la peur et la haine des anglophones en utilisant l’argument fallacieux du prétendu « déclin du français » à Montréal.  Le PQ ignore sciemment que depuis plusieurs décennies, la population francophone abandonne Montréal et part vers la banlieue car leur niveau de vie leur permet de quitter la ville, alors que les immigrants, francophones ou non, viennent à Montréal car, comme tous les immigrants, ils désirent décrocher un emploi rapidement.  Pour ce faire, la ministre fait un usage frauduleux des statistiques du recensement qui dit que le Français est en recul au Canada…Mais elle omet de mentionner que c’est principalement dû au fait que les Québécois, qui forment la vaste majorité des francophones au pays, n’ont pas d’enfants ou presque, encore moins que dans le reste du pays et certes encore moins que les immigrants.  Encore une fois, dans le but de mousser leurs arguments, les Péquistes oublient sciemment des faits importants…  Un exemple classique de tactiques de peur et de haine…

Selon la ministre:

Pour « freiner le recul du français » dans la région montréalaise et « donner un nouvel élan à l’usage généralisé du français » dans les milieux de travail, « nous devons agir », a estimé Diane De Courcy. Elle s’est toutefois bien gardée de donner des précisions sur les mesures législatives qu’elle entend proposer à court terme. Lors d’un bref point de presse, elle a indiqué qu’on en saurait plus à ce sujet lors du discours inaugural que prononcera mercredi la première ministre Pauline Marois.

Évidemment, la ministre ne veux pas donner les détails à cause de l’annonce de la PM…Il faudra attendre à demain pour avoir des détails!  C’est comme si cette annonce de la part de Mme de Courcy était un « teaser » pour le discours de la PM.

Mais en attendant ce discours, je dois présumer que le PQ souhaite effectuer une attaque frontale contre les entreprises en imposant le français comme étant la seule langue que l’on peut exiger lorsque l’on engage un employé.  Laissez-moi donc vous expliquer ce que ça veux dire dans mon domaine.

Je travaille comme technicien en soutien informatique.  Majoritairement, mon travail s’effectue par téléphone, du moins ces temps-ci.  Mon travail s’effectue à 80% en anglais. Je reçois des appels de la part de clients situés majoritairement aux USA. Comment est-ce qu’un unilingue francophone peut accomplir cette tâche?  Non seulement ça, mais il est également possible qu’un logiciel soit uniquement disponible en anglais.  Si c’est le cas, je dois connaître l’anglais simplement pour comprendre les différents menus et options du programme…

Si jamais un projet de loi imposant aux employeurs de ne pas exiger une connaissance de l’anglais pour un poste est adopté, voici ce qui se passera.  Il ne s’agit pas de supposition, mais bien d’une réalité immuable:

Les milliers – que dis-je, les dizaines de milliers(!) – d’employés en service à la clientèle et en soutien technique téléphonique perdront leur emploi et le service anglophone sera redirigé vers Missisauga, Brandon ou directement à Toronto.  Au pire, ces emplois iront vers…l’Inde, le Bengladesh, l’Égypte…

Les employés de centre d’appels ont, en permanence, une épée de Damoclès qui pend au dessus d’eux.  Les compagnies, elles, savent très bien que la clientèle déteste parler à Mamedoudi Ramashenkar (nom fictif) situé à quelque part au Bengale, car il ne partage pas la même culture et il est difficile d’établir un bon contact avec son client.  Donc malgré les coûts plus élevés, ils conservent une partie de leur service téléphonique dans le pays d’origine.  Mais si on décide de les énerver et de leur ajouter encore une autre obligation arbitraire qui les empêche d’embaucher qui ils veulent, c’est clair qu’ils auront la motivation nécessaire pour « fermer la shoppe ».  Je l’ai vu plus d’une fois – si la qualité du service n’est pas maintenue, les rumeurs de « outsourcing » commencent à faire surface.

Pour être plus optimiste (à peine!!):  Une autre option se présentera pour les employeurs.  Ils inscriront que l’anglais est un « atout » sur l’offre d’emploi, mais lors de l’entrevue, un test d’anglais sera présenté et ceux ayant une expertise du langage insatisfaisante seront purement et simplement refusés…Donc une forme indirecte, cachée et pernicieuse de discrimination de l’unilingue prendra place.  L’Unilingue francophone pourra appliquer ou il veut – et se faire montrer la porte sans explications…

Je ne mentionne que ma propre perspective ici – ayant beaucoup travaillé dans des centres d’appels depuis les 10 dernières années.   Étendez-ça sur tout le marché du travail…  L’anglais est un prérequis pour plusieurs emplois dans plusieurs domaines.  On ne peut pas simplement ajouter cette compétence comme un « bonus » si l’emploi exige que l’on communique avec des non-francophones.
Je dis de plus en plus souvent que le mouvement séparatiste cherche délibérément à détruire l’économie du Québec au profit de leur dogme idéologique.  Cette décision du gouvernement ne fait que confirmer (encore une fois) mon impression…

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