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La guerre aux Anglais: Le PQ veut empêcher les entreprises d’exiger une connaissance de l’anglais…

Encore de l’amateurisme de la part du PQ…

La ministre dit que les entreprises ne devraient pas imposer la maîtrise de l’anglais comme condition primaire à l’emploi.

J’ai peine à comprendre comment quelqu’un peut penser que c’est une bonne idée.

Le PQ soulève encore la peur et la haine des anglophones en utilisant l’argument fallacieux du prétendu « déclin du français » à Montréal.  Le PQ ignore sciemment que depuis plusieurs décennies, la population francophone abandonne Montréal et part vers la banlieue car leur niveau de vie leur permet de quitter la ville, alors que les immigrants, francophones ou non, viennent à Montréal car, comme tous les immigrants, ils désirent décrocher un emploi rapidement.  Pour ce faire, la ministre fait un usage frauduleux des statistiques du recensement qui dit que le Français est en recul au Canada…Mais elle omet de mentionner que c’est principalement dû au fait que les Québécois, qui forment la vaste majorité des francophones au pays, n’ont pas d’enfants ou presque, encore moins que dans le reste du pays et certes encore moins que les immigrants.  Encore une fois, dans le but de mousser leurs arguments, les Péquistes oublient sciemment des faits importants…  Un exemple classique de tactiques de peur et de haine…

Selon la ministre:

Pour « freiner le recul du français » dans la région montréalaise et « donner un nouvel élan à l’usage généralisé du français » dans les milieux de travail, « nous devons agir », a estimé Diane De Courcy. Elle s’est toutefois bien gardée de donner des précisions sur les mesures législatives qu’elle entend proposer à court terme. Lors d’un bref point de presse, elle a indiqué qu’on en saurait plus à ce sujet lors du discours inaugural que prononcera mercredi la première ministre Pauline Marois.

Évidemment, la ministre ne veux pas donner les détails à cause de l’annonce de la PM…Il faudra attendre à demain pour avoir des détails!  C’est comme si cette annonce de la part de Mme de Courcy était un « teaser » pour le discours de la PM.

Mais en attendant ce discours, je dois présumer que le PQ souhaite effectuer une attaque frontale contre les entreprises en imposant le français comme étant la seule langue que l’on peut exiger lorsque l’on engage un employé.  Laissez-moi donc vous expliquer ce que ça veux dire dans mon domaine.

Je travaille comme technicien en soutien informatique.  Majoritairement, mon travail s’effectue par téléphone, du moins ces temps-ci.  Mon travail s’effectue à 80% en anglais. Je reçois des appels de la part de clients situés majoritairement aux USA. Comment est-ce qu’un unilingue francophone peut accomplir cette tâche?  Non seulement ça, mais il est également possible qu’un logiciel soit uniquement disponible en anglais.  Si c’est le cas, je dois connaître l’anglais simplement pour comprendre les différents menus et options du programme…

Si jamais un projet de loi imposant aux employeurs de ne pas exiger une connaissance de l’anglais pour un poste est adopté, voici ce qui se passera.  Il ne s’agit pas de supposition, mais bien d’une réalité immuable:

Les milliers – que dis-je, les dizaines de milliers(!) – d’employés en service à la clientèle et en soutien technique téléphonique perdront leur emploi et le service anglophone sera redirigé vers Missisauga, Brandon ou directement à Toronto.  Au pire, ces emplois iront vers…l’Inde, le Bengladesh, l’Égypte…

Les employés de centre d’appels ont, en permanence, une épée de Damoclès qui pend au dessus d’eux.  Les compagnies, elles, savent très bien que la clientèle déteste parler à Mamedoudi Ramashenkar (nom fictif) situé à quelque part au Bengale, car il ne partage pas la même culture et il est difficile d’établir un bon contact avec son client.  Donc malgré les coûts plus élevés, ils conservent une partie de leur service téléphonique dans le pays d’origine.  Mais si on décide de les énerver et de leur ajouter encore une autre obligation arbitraire qui les empêche d’embaucher qui ils veulent, c’est clair qu’ils auront la motivation nécessaire pour « fermer la shoppe ».  Je l’ai vu plus d’une fois – si la qualité du service n’est pas maintenue, les rumeurs de « outsourcing » commencent à faire surface.

Pour être plus optimiste (à peine!!):  Une autre option se présentera pour les employeurs.  Ils inscriront que l’anglais est un « atout » sur l’offre d’emploi, mais lors de l’entrevue, un test d’anglais sera présenté et ceux ayant une expertise du langage insatisfaisante seront purement et simplement refusés…Donc une forme indirecte, cachée et pernicieuse de discrimination de l’unilingue prendra place.  L’Unilingue francophone pourra appliquer ou il veut – et se faire montrer la porte sans explications…

Je ne mentionne que ma propre perspective ici – ayant beaucoup travaillé dans des centres d’appels depuis les 10 dernières années.   Étendez-ça sur tout le marché du travail…  L’anglais est un prérequis pour plusieurs emplois dans plusieurs domaines.  On ne peut pas simplement ajouter cette compétence comme un « bonus » si l’emploi exige que l’on communique avec des non-francophones.
Je dis de plus en plus souvent que le mouvement séparatiste cherche délibérément à détruire l’économie du Québec au profit de leur dogme idéologique.  Cette décision du gouvernement ne fait que confirmer (encore une fois) mon impression…

  1. Lynn
    octobre 29, 2012 à 20:43

    Laisser les entreprises partir c’est tout. Quand il ne reste pu rien peut-être ils vont comprendre mais j’en doute!

  2. octobre 29, 2012 à 22:19

    C’est ca debarassez vous de toutes les entreprises anglos et des contribuables bien nantis…faut pas ête trop bfillant!

    Il faudra remplacer ces vrais canadians par des immigrants qui n’ont pas du tout nos valeurs..mais ce qui est important c’est qu’ils parlent français….Ca va être beau et vous ne reconnaisserz plus le Québec dans quelques années, il y aura peut être des no « go zones ». http://technorati.com/politics/article/no-go-zones-for-non-muslims/ Lynn a raison, il va falloir frapper le mur avant que les caves se réveillent…nous ne serons plus içi, c’est sure. https://www.facebook.com/pages/Quitter-le-Quebeccom/265653176823715?ref=ts&fref=ts

  3. Bob
    octobre 30, 2012 à 14:48

    Faut arrêter de paranoïer, je n’ai pas vu de projet de loi qui voudrait faire en sorte que toutes les transfactions internationales ce fasse en français. Quand un poste demande la connaissance de l’anglais, c’est normal de l’exiger. D’ailleur dans l’article en question le Conseil du patronat est d’accord avec le principe, ils ne veulent juste pas être contraint. Ce qui d’ailleurs serait impossible. C’est pas comme si les entreprise avaient besoin du PQ pour partir, je sais pas si vous avez remarqué mais la modialisation ca fait un bout que ça a commencé et c’est mondial…

    • octobre 30, 2012 à 15:14

      Justement, et la langue des affaires, c’est l’anglais. Avec les déclarations xénophobes et anti-anglo des péquistes depuis les derniers mois, j’avoue que j’effectue une présomption (ce que je mentionne dans mon texte) et que je présume le pire, mais je préfère me préparer au pire tout en espérant le mieux.

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