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Archive for octobre 2012

Comme je dis souvent: Quel déclin?
Merci Vincent de cet excellent billet!

Vincent Geloso

Dans le débat sur la langue française, il y a un élément qui semble causer problème pour plusieurs (mais pas pour moi) et qui est à la cause de toutes les difficultés des débatteurs. L’anglais progresse…

Eh oui, dans ma position, j’ai toujours mis l’emphase sur le progrès du français (1991-2006) et la stabilisation relative (2006-2011) et les distorsions causé par le multilinguisme. Toutefois, je n’ai jamais affirmé que l’anglais n’avait pas progressé. Ma position est que les langues peuvent très bien progresser entre elles et qu’il n y a pas un jeu à somme nulle. J’ai compris récemment (en lisant Maxime Duchesne sur Globe.ca) que ce qui inquiète « l’autre camp » (je m’excuse pour ce descriptif) c’est le progrès de l’anglais. Et il est vrai que sur toutes les statistiques, l’anglais progresse.

Mais honnêtement, je m’en fous. Pourquoi donc? Parce que tout indique que les francophones, qui sont de plus en plus…

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Catégories :Politique

La guerre aux Anglais: Le PQ veut empêcher les entreprises d’exiger une connaissance de l’anglais…

octobre 29, 2012 4 commentaires

Encore de l’amateurisme de la part du PQ…

La ministre dit que les entreprises ne devraient pas imposer la maîtrise de l’anglais comme condition primaire à l’emploi.

J’ai peine à comprendre comment quelqu’un peut penser que c’est une bonne idée.

Le PQ soulève encore la peur et la haine des anglophones en utilisant l’argument fallacieux du prétendu « déclin du français » à Montréal.  Le PQ ignore sciemment que depuis plusieurs décennies, la population francophone abandonne Montréal et part vers la banlieue car leur niveau de vie leur permet de quitter la ville, alors que les immigrants, francophones ou non, viennent à Montréal car, comme tous les immigrants, ils désirent décrocher un emploi rapidement.  Pour ce faire, la ministre fait un usage frauduleux des statistiques du recensement qui dit que le Français est en recul au Canada…Mais elle omet de mentionner que c’est principalement dû au fait que les Québécois, qui forment la vaste majorité des francophones au pays, n’ont pas d’enfants ou presque, encore moins que dans le reste du pays et certes encore moins que les immigrants.  Encore une fois, dans le but de mousser leurs arguments, les Péquistes oublient sciemment des faits importants…  Un exemple classique de tactiques de peur et de haine…

Selon la ministre:

Pour « freiner le recul du français » dans la région montréalaise et « donner un nouvel élan à l’usage généralisé du français » dans les milieux de travail, « nous devons agir », a estimé Diane De Courcy. Elle s’est toutefois bien gardée de donner des précisions sur les mesures législatives qu’elle entend proposer à court terme. Lors d’un bref point de presse, elle a indiqué qu’on en saurait plus à ce sujet lors du discours inaugural que prononcera mercredi la première ministre Pauline Marois.

Évidemment, la ministre ne veux pas donner les détails à cause de l’annonce de la PM…Il faudra attendre à demain pour avoir des détails!  C’est comme si cette annonce de la part de Mme de Courcy était un « teaser » pour le discours de la PM.

Mais en attendant ce discours, je dois présumer que le PQ souhaite effectuer une attaque frontale contre les entreprises en imposant le français comme étant la seule langue que l’on peut exiger lorsque l’on engage un employé.  Laissez-moi donc vous expliquer ce que ça veux dire dans mon domaine.

Je travaille comme technicien en soutien informatique.  Majoritairement, mon travail s’effectue par téléphone, du moins ces temps-ci.  Mon travail s’effectue à 80% en anglais. Je reçois des appels de la part de clients situés majoritairement aux USA. Comment est-ce qu’un unilingue francophone peut accomplir cette tâche?  Non seulement ça, mais il est également possible qu’un logiciel soit uniquement disponible en anglais.  Si c’est le cas, je dois connaître l’anglais simplement pour comprendre les différents menus et options du programme…

Si jamais un projet de loi imposant aux employeurs de ne pas exiger une connaissance de l’anglais pour un poste est adopté, voici ce qui se passera.  Il ne s’agit pas de supposition, mais bien d’une réalité immuable:

Les milliers – que dis-je, les dizaines de milliers(!) – d’employés en service à la clientèle et en soutien technique téléphonique perdront leur emploi et le service anglophone sera redirigé vers Missisauga, Brandon ou directement à Toronto.  Au pire, ces emplois iront vers…l’Inde, le Bengladesh, l’Égypte…

Les employés de centre d’appels ont, en permanence, une épée de Damoclès qui pend au dessus d’eux.  Les compagnies, elles, savent très bien que la clientèle déteste parler à Mamedoudi Ramashenkar (nom fictif) situé à quelque part au Bengale, car il ne partage pas la même culture et il est difficile d’établir un bon contact avec son client.  Donc malgré les coûts plus élevés, ils conservent une partie de leur service téléphonique dans le pays d’origine.  Mais si on décide de les énerver et de leur ajouter encore une autre obligation arbitraire qui les empêche d’embaucher qui ils veulent, c’est clair qu’ils auront la motivation nécessaire pour « fermer la shoppe ».  Je l’ai vu plus d’une fois – si la qualité du service n’est pas maintenue, les rumeurs de « outsourcing » commencent à faire surface.

Pour être plus optimiste (à peine!!):  Une autre option se présentera pour les employeurs.  Ils inscriront que l’anglais est un « atout » sur l’offre d’emploi, mais lors de l’entrevue, un test d’anglais sera présenté et ceux ayant une expertise du langage insatisfaisante seront purement et simplement refusés…Donc une forme indirecte, cachée et pernicieuse de discrimination de l’unilingue prendra place.  L’Unilingue francophone pourra appliquer ou il veut – et se faire montrer la porte sans explications…

Je ne mentionne que ma propre perspective ici – ayant beaucoup travaillé dans des centres d’appels depuis les 10 dernières années.   Étendez-ça sur tout le marché du travail…  L’anglais est un prérequis pour plusieurs emplois dans plusieurs domaines.  On ne peut pas simplement ajouter cette compétence comme un « bonus » si l’emploi exige que l’on communique avec des non-francophones.
Je dis de plus en plus souvent que le mouvement séparatiste cherche délibérément à détruire l’économie du Québec au profit de leur dogme idéologique.  Cette décision du gouvernement ne fait que confirmer (encore une fois) mon impression…

Intimidation – faux problème accentué par la survalorisation de « l’Estime de Soi ».

octobre 12, 2012 1 commentaire

Source: SPVM

Je vais sortir de la « ligne de parti » concernant l’intimidation – celle que l’on entend continuellement dans les médias, qu’ils soient de Gauche ou de Droite.

L’intimidation n’est pas un problème pire aujourd’hui qu’il y a 15 ans, ou 50 ans… Oui, Internet s’est ajouté à tout ça et complique un peu la chose…Je voudrais dire que la raison principale pourquoi l’intimidation devient un sujet si important est que l’on semble ignorer volontairement un autre problème pas mal plus important: La culture qui prône d’estime de soi avant tout. Quand je vois des parents ou des professeurs qui refusent de comprendre que l’adversité fait partie intégrante de la vie et qu’elle est la meilleure forme d’apprentissage qui existe, j’ai le goût de les gifler.

Il faut subir des échecs pour apprendre. Protéger nos enfants contre les conséquences d’un échec ne fait que créer des gens qui ne seront pas capables d’accepter l’échec lorsqu’ils seront adultes.  On a vu le résultat de cette « culture du moi » ce printemps, avec les étudiants, membres de la « Génération Moi » (ou Y, c’est la même chose), qui étaient incapables d’accepter que l’on augmente leurs frais de scolarité.  Tous leurs arguments – aussi bien construits soient-ils –  pouvaient se résumer à ceci:  « Moi!  Moi!  Moi! ».  Évidemment, ceci était caché derrière une couverture d’altruisme…ce qui est franchement ridicule.  On ne peut pas se targuer d’être altruiste quand on exige que d’autres paient pour notre propre éducation supérieure…C’est plutôt de l’égoïsme déguisé…

On voit la même chose avec les syndicalistes qui pleurent continuellement pour bonifier des bénéfices dont les travailleurs non-syndiqués n’osent même pas rêver.  Quand ça ne marche pas, les gros bras débarquent…  Souvenez-vous, l’an dernier, quand des casseurs de jambes de la FTQ ont coupé l’oxygène à 2 scaphandriers parce qu’ils fermaient le chantier pour protester la Loi 33…  C’était purement et simplement une tentative de meurtre qui a servi à faire passer un message.

C’est exactement la même chose pour le jeune qui intimide les autres.  Il a appris (de ses parents) que pour obtenir ce qu’il veut, il doit crier, pleurer et sauter à pieds joints.  Quand il arrive à l’école, il n’a pas apprit à partager, ni qu’il peut ne peut pas toujours avoir ce qu’il désire.  Il prend donc ce qu’il désire par la force.  Ceci peut être l’argent du lunch d’un élève plus jeune ou plus petit que lui, insulter un enfant obèse et stigmatisé pour augmenter sa popularité à l’école, ou pour toute autre raison.  Il se sert de l’intimidation pour valoriser sa propre existence, pour augmenter sa propre estime de soi.

Pour celui qui se fait intimider, le problème est qu’on ne lui apprend pas à se défendre.  Je ne veux pas nécessairement dire qu’il doit apprendre à se battre, mais plutôt apprendre à qui il peut faire confiance et se confier, apprendre à se connaître, ce qui permettra d’ignorer ce que les autres peuvent penser à propos de lui ou d’elle et apprendre à répondre verbalement aux insultes et dénigrements lorsque nécessaire.  Un des meilleurs trucs pour éviter l’intimidation est tout simplement d’ignorer entièrement les propos du « bully ».  Ce n’est pas infaillible, mais ça marche souvent, surtout quand l’intimidation ne fait que commencer.  Une cible qui ne réplique pas n’est pas intéressante, donc le « bully » va passer à quelqu’un d’autre d’ici peu.  Si tout le monde appliquait cette règle, les « bullies » n’auraient aucune cible…  S’ils se sentent dévalorisés parce qu’ils sont incapables d’écraser les autres, soit.

J’aimerais donner quelques trucs pour les parents et pour les ados pour éviter l’intimidation, en particulier sur Internet.

1: Si possible, demeurez anonyme sur internet – je l’ai fait pendant plus de 10 ans.  Il fut un temps ou il était considéré très risqué de fournir ses véritables coordonnées à quelqu’un sur Internet.  Aujourd’hui, c’est le contraire.  Les gens exposent leurs vies entières sur les réseaux sociaux.  Je vous souhaite bonne chance si vous voulez trouver quelque chose que j’ai écrit ou fait avant 2006 – pourtant je suis sur Internet depuis 1992 (en incluant les BBS) et j’ai eu plein d’amis partout sur Internet.  J’ai choisi, en 2006, de créer un visage public sur le Net, mais avant ça, j’ai existé sous de multiples pseudonymes.

2: Si vous avez un profil public, n’acceptez pas n’importe qui dessus. Bloquez toute personne que vous n’aimez pas.  Pas besoin d’avoir tous les élèves de l’école dans vos amis Facebook.  Avoir 5000 amis ne fait pas de vous une meilleure personne.

3: De grâce, les filles, ne vous déshabillez pas devant votre webcam sous aucunes circonstance et ne prenez pas de photos nues de vous avec votre téléphone… Si on vous le demande, c’est CERTAIN que la personne à l’autre bout enregistre et fera usage de cet enregistrement contre vous.  Si jamais ça arrive, contactez la police.  La photo ou le vidéo en question est (de toute façon) déjà sur internet et est en train d’être échangé un peu partout par les pédophiles, donc les menaces de cette personne ne servent qu’à vous inciter d’en faire plus et vous ne faites qu’empirer le problème.

4: Arrêtez de placer de l’importance en ce que les autres pensent de vous.  Est-ce que ce sont les autres qui définissent votre personnalité ou est-ce que c’est vous-même? Les autres peuvent dire et penser ce qu’ils veulent: ça n’a aucune importance.

Il y a une merveilleuse expression que les anglos utilisent et qui a toujours irrité les « bullies »…mais aujourd’hui, on ne l’entend plus…

« Sticks and stones may break my bones but words will never hurt me »

Je vous en conjure, arrêtez de penser que l’intimidation est un problème qui empire.  Ce n’est qu’un symptôme d’un problème beaucoup plus grave:  La survalorisation de l’estime de soi…

Gouvernement Péquiste: Xénophobie, haine et peur de l’Autre…

octobre 11, 2012 4 commentaires

Encore une fois, le gouvernement du Parti Québécois nous a démontré qu’il est xénophobe, activiste et souffre d’un cas d’ethnocentrisme aigu.

Il y a environ une semaine, le nouveau ministre des Relations internationales et du commerce extérieur, Jean-François Lisée, a jeté un énorme pavé dans la marre avec cette citation qui a paru dans le quotidien anglophone « The Gazette »:

“CEGEP is important for linguistic transfer. It is the time when young people make lasting friendships, find a marriage partner, start a job. We want that to happen in French.

Pensez-y un instant.  Si on changeait « We want that to happen in French » pour « We want that to happen between white people », on crierait au scandale – avec raison!

Avec cette citation, Lisée ressemble aux vieux Démocrates ségrégationnistes tel Orval Faubus, qui a déployé des soldats de la garde nationale de l’Arkansas pour empêcher les « Little Rock Nine » d’entrer à l’école avec les blancs…

Si c’était la seule, on pourrait simplement dire qu’il s’agit d’une erreur, qu’il n’a pas voulu dire ça comme ça…Mais pendant l’élection, Jean-François Lisée a aussi mentionné ceci:

Lors d’un point de presse tenu le 29 août, Jean-François Lisée a annoncé une mesure du PQ pour freiner le déclin de la francophonie sur l’île de Montréal. Un gouvernement péquiste réviserait le processus de sélection des futurs immigrants pour favoriser ceux qui ont le français comme langue maternelle et langue d’usage, plutôt que ceux qui ont des connaissances du français ou qui le déclarent comme langue seconde.

M. Lisée souhaiterait que le gouvernement du Québec demande directement aux candidats s’ils « vivent en français », notamment s’ils l’utilisent à la maison.

Il prétend qu’actuellement, ces candidats sont traités sur un pied d’égalité.

« En ce moment, si vous êtes un candidat à l’immigration de Shanghaï et que vous déclarez avoir une connaissance du français, vous êtes sur le même pied qu’un candidat à l’immigration de Bordeaux qui déclare une connaissance du français », a-t-il déclaré.

Comment peut-on accepter de tels propos?  Un immigrant de Bordeaux devrait être placé sur une liste préférentielle car il parle français à la maison, selon Lisée.  Au lieu de préconiser le talent et les connaissances, il favorise la langue parlée.  Ce n’est pas grave si ce Chinois est un neurochirurgien et que ce Français n’a jamais travaillé un jour dans sa vie.  Selon JFL, le Français doit être priorisé.

Il est donc clair que Jean-François Lisée est non seulement un xénophobe, mais qu’il considère donc que celui qui est né avec le français comme langue maternelle est un être supérieur aux autres.

Si ça s’arrêtait à lui, je pourrais simplement crier et exiger sa démission comme ministre des relations internationales en disant qu’un haineux xénophobe élimine toute légitimité au visage public du Québec à l’étranger…

Mais non.  Hier, Marie Malavoy, ministre de l’éducation, a déclaré qu’il faudrait réduire les cours d’anglais tout en faisant la promotion du nationalisme dans les cours d’histoire (emphase mienne).

Marie Malavoy croit que le contenu doit être modifié. Depuis la réforme, dit-elle, l’éducation à la citoyenneté met sur un pied d’égalité la question nationale avec le féminisme, le capitalisme ou encore l’américanisme.

«On a un peu noyé le poisson de la souveraineté, soutient la ministre. Dieu sait que le débat national au Québec a beaucoup marqué notre histoire récente et il faut que ce soit vu avec du relief et non pas à travers une succession de thèmes qui ne sont pas forcément aussi importants et moins en lien avec notre propre identité», poursuit-elle, ajoutant qu’au fil des années, des «biais» se sont introduits dans les cours donnés aux élèves du secondaire.

Des « biais »?  Quels biais?  Je présume évidemment qu’elle parle d’un biais fédéraliste, ce qui est, tout au mieux, douteux.

Dans mon expérience, le cours « Histoire du Québec et du Canada » a effectivement un biais…celui du professeur qui l’enseigne.  Rares sont les gens qui peuvent faire abstraction de leur idéologie politique quand ils parlent d’évènements historiques.  Au secondaire, mon prof était clairement séparatiste et ce cours a donc été teinté par ses opinions.  Au CEGEP, mon cours d’histoire (qui était pratiquement identique au cours du secondaire) était offert par une fédéraliste…donc j’ai eu l’autre perspective.

J’ai la vive impression que, selon la ministre, il faudrait présenter le film de propagande séparatiste « 15 février 1839 «  dans le cours d’histoire de secondaire IV.  Aussi bien inclure « Elvis Gratton » dans le cursus pour présenter le « fédéraliste typique des années 70 », tant qu’à y être!

Ça fait maintenant plusieurs années que je réalisé une chose:  Le mouvement séparatiste n’a pas l’intérêt de la population du Québec à coeur.  Il semble vouloir détruire l’économie du Québec et attiser la haine de l’Autre dans le but de faire renaître la flamme séparatiste, qui meurt lentement avec la génération des « Boomers ».

Pensez-y un peu:  Si le Québec connaît un essor économique et intellectuel alors qu’il fait toujours partie du Canada, les séparatistes de tout acabit ne peuvent pas dire: « Regardez ce que le Québec peut accomplir!  Nous sommes bons! » sans devoir subir l’argumentation fédéraliste qui lui rappelle que si le Québec vit du succès, c’est à cause qu’il fait partie du Canada.  Donc le séparatiste doit militer activement pour accélérer le déclin économique, intellectuel et culturel du Québec dans le but de pouvoir monter aux barricades et dire à toute la population:   « Vous voyez?  On vous l’a dit depuis 40 ans!  C’est parce qu’Ottawa ne laisse pas le Québec s’épanouir comme il voudrait!  Le seul moyen de nous en sortir, c’est l’indépendance! »

Ce qui me rassure un peu, c’est que le mouvement séparatiste est le mouvement d’une génération, qui va bientôt commencer à s’effacer de l’histoire.  Ce qui me dérange, c’est que nos jeunes adultes d’aujourd’hui ont été élevés par cette même génération…Ils ne sont pas nécessairement souverainistes, mais ils ont une chose en commun avec leurs parents:  Ils sont immensément jaloux de ceux qui ont de l’argent.  Dans le temps de leurs parents, c’était les « Hosties d’Anglais ».  Aujourd’hui, toute personne ayant du succès est une cible valide.

Le statut légal du foetus sera débattu par la Cour Suprême, pas le Parlement.

octobre 5, 2012 1 commentaire

Je ne veux pas qu’on pense que ce blogue se transforme en site militant pro-avortement (même si personnellement, je m’oppose à la pratique), mais il semble que la nouvelle prend de l’importance et un nouveau chapitre va bientôt être écrit.  Voici une nouvelle que j’ai trouvé sur une source médiatique anglophone.  J’ai fait quelques recherches pour savoir si on en avait parlé au Québec, mais je n’ai rien trouvé.  Si vous avez vu cet article dans un média francophone, j’apprécierais si on pouvait me fournir un lien.

*****

Supreme Court to tackle case that questions definition of « child » before birth

OTTAWA — Just a few weeks after Parliament debated a motion on when human life begins, the Supreme Court of Canada will hear an appeal that again raises the difficult issue of when a fetus is considered a human being under the law.

The case is one of more than two dozen appeals Canada’s top court will hear in a fall session dominated by issues of life and death, including a case about withdrawing life support and one about a baby abandoned in a store bathroom.

But the case of Ivana Levkovic, who was charged with, then acquitted of, concealing the dead body of a child, hearkens back to a divisive debate federal politicians recently held. Late last month, the House of Commons quashed a private member’s motion by Conservative MP Stephen Woodworth that sought to review a section of the criminal code that declares a fetus becomes a human being only at the moment of complete birth. Critics accused him of trying to reopen the abortion debate.

The defeated motion in Parliament, and the Levkovic case, deal with different parts of the Criminal Code, but both confront the question of when a human life begins.

[…]

Donc, la Cour Suprême va entendre un cas concernant la définition de l’enfant avant la naissance.  Ceci dans l’optique de régler certaines questions importantes…Par exemple:

– Devrait-on garder une femme enceinte en vie via des machines pour qu’elle puisse donner naissance à l’enfant à partir d’un certain point dans sa grosesse, même si elle ne pourrait jamais survivre si on la débranchait?

Cette question n’a présentement pas de réponse car un foetus n’a aucun statut légal au Canada.

Les parlementaires ont voté contre la motion M312 de Stephen Woodworth – ils ne veulent pas prendre la responsabilité de cette décision.  Ils vont encore plus loin: ils refusent même d’ouvrir le débat, sinon on pourrait offenser certains groupes militants très influents!  Donc, à la place, on va laisser 9 juges décider du statut légal de l’enfant au lieu de laisser 308 personnes en débattre pour répondre à ces questions.  Le Parlement pourra toujours dire que les juges ont le rôle d’interpréter la Constitution et qu’ils respecteront leur décision, peu importe ce qu’elle sera.  Bref: ils s’en laveront les mains.

Si les juges décident que le foetus n’a vraiment aucun statut légal, les gens qui soutiennent la pratique sans restriction de l’avortement vont jubiler, mais qu’arrivera-t’il si jamais les juges disent qu’à partir d’un certain moment dans la grossesse  le foetus doit être considéré comme une personne et que sa vie doit être protégée, quelle sera la réaction de ces mêmes gens?

Ma prédiction: Ces groupes crieraient qu’il s’agit d’un affront à la démocratie et que nous vivons sous la dictature de juges activistes qui décident unilatéralement des droits des citoyens…

Dans mon cas, je m’oppose à l’activisme juridique et ce, peu importe la circonstance.  La question du statut légal du foetus devrait être débattue aux Communes.   Il s’agit d’une question qui préoccupe le peuple et donc les représentants du peuple devraient débattre et voter sur cette question.  Le fait que les groupes féministes et les organisations des droits de la personne font tout pour supprimer le dialogue démontre qu’ils savent très bien que leurs arguments ne tiennent pas sur des bases solides et qu’ils ont peur de perdre.  Si leur argumentation était forte, ils inviteraient ce débat, sachant très bien qu’ils gagneraient aisément, tout en ayant le plaisir de démolir ceux de leurs opposants une fois pour toutes.

La hargne de ces groupes envers les gens qui questionnent l’avortement à volonté, payé par les contribuables les trahit.  Ils ont tellement peur de perdre le débat qu’ils refusent qu’il ait lieu…Ça a marché pour eux en 1988.  Est-ce que ça va encore jouer en leur faveur cette fois-ci?  Le débat ne peut pas être totalement supprimé.  Il ne peut qu’être reporté à plus tard…

FLASHBACK: Commission Charbonneau – du pain et des jeux?

Voici un article que j’ai écrit pour le Prince Arthur il y a un an.  Publié le 30 septembre 2011.

Je dois noter que je suis toujours en accord avec ce que j’ai écrit dans ce texte.

En passant, si les gens du PAH (je sais que quelques uns d’entres-vous visitez ce site!) sont toujours intéressés envers mes textes, je serais prêt à recommencer à y contribuer!

Voici donc le texte en question:

****

J’ai toujours eu des doutes sur l’efficacité d’une commission d’enquête sur la collusion en construction. Depuis que cette histoire est devenue publique, je suis incapable de décider si je voudrais voir une commission d’enquête publique ou non sur cette affaire.

Mon côté émotionnel désire cette enquête. Je suis curieux et comme bien des gens, j’aimerais voir nos politiciens et les gens impliqués se faire marteler par un juge, devant les caméras. Je voudrais entendre les explications du Ministère des Transports et des entrepreneurs impliqués. Quand j’y pense, je me dis que la population aurait enfin l’information qu’elle exige depuis si longtemps et que l’on pourrait enfin obtenir justice.

D’un autre côté, la partie rationnelle en moi me dit qu’une commission d’enquête publique serait longue, coûteuse et selon toute vraisemblance, inutile. Si l’on observe ce qui s’est déroulé lors des dernières enquêtes publiques, tel la Commission Bastarache ou la Commission Gomery, était-ce vraiment essentiel? Quels ont été les bénéfices de ces commissions? Outre la déconfiture du Parti Libéral du Canada lors de la Commission Gomery, que j’ai appréciée vu mes préférences personnelles en politique, je ne vois pas de raison qui me permette de dire qu’il fallait que l’on entende cette commission.

Je suis d’avis qu’une commission d’enquête publique permet à la population d’être informée sur des sujets qui impliquent son gouvernement et qu’elle a un rôle à jouer dans notre système. Ce n’est pas le système lui-même que je trouve problématique, mais la façon dont ces commissions sont présentées.

Les chaînes de nouvelles en continu nous présentaient ces commissions comme si elles étaient des téléromans ou des séries de téléréalité. Elles se battaient pour les cotes d’écoute et présentaient des publicités choc qui ressemblaient plus à des bandes-annonces de film qu’à des publicités pour la couverture d’un sujet d’importance. Presque autant de temps était passé à critiquer l’apparence physique et la personnalité du juge, des avocats et des gens présents dans la salle que leurs dires. Ils ont passé des jours à discuter de choses sans importance et à chasser des rumeurs qui seraient inadmissibles en cour. Les gens que l’on soupçonne d’être coupables sont étrangement affligés d’une perte de mémoire sélective…

Bref, nos commissions d’enquête donnent l’impression d’être des spectacles, non pas des exercices sérieux. Les résultats ne sont jamais ceux que la population attendait. Évidemment, je ne rêve pas en couleurs. Penser que l’on va voir les gens impliqués défiler un à un, admettre leurs fautes et demander la clémence du président de la commission relève de la fantaisie, mais si l’on regarde les résultats des poursuites criminelles en relation avec la Commission Gomery, est-ce que le résultat final aurait été bien différent sans l’existence de cette fanfare? Est-ce que la Commission Bastarache a donné quoi que ce soit de concret? Encore mieux, est-ce que la Commission Johnson a produit des changements pour améliorer la sécurité des citoyens sur nos routes alors que 88% rapportent être inquiets de l’état des infrastructures de la région de Montréal? Si l’on observe les résultats, les commissions d’enquête de la dernière décennie ressemblaient plus à une tentative d’offrir « du pain et des jeux »…

Je ne suis pas le plus grand fan de Jean Charest, loin de là, mais je considère tout de même que son argumentaire est correct lorsqu’il refuse d’autoriser une commission, même si je doute de ses intentions. Comme une grande tranche de la population, je pense qu’il cache quelque chose, mais quand je pense aux raisons évoquées plus haut, a-t-on vraiment besoin de cette commission?

S’il y a une chose que je trouve problématique, c’est que l’enquête soit effectuée par la Sûreté du Québec. Selon moi, il y a un conflit d’intérêts. Comment le gouvernement provincial peut–il espérer une évaluation impartiale lorsque le corps de police qui fait enquête est sous la juridiction de ce même gouvernement? S’il doit y avoir enquête policière, je crois qu’il serait juste que la Gendarmerie Royale du Canada s’en occupe. Du moins, cela offrirait une meilleure assurance de l’impartialité du processus.

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Pour lire l’article original

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