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Pourquoi je ne suis pas un « Québécois »

Source: Google Images

Tout résidant du Québec le sait très bien:  Depuis les 40 dernières années, le débat politique a eu lieu sur un axe différent que celui du reste de l’Occident.

Pendant que les USA, la France, l’Allemagne et les autres nations occidentales militaient pour des politiques de Gauche ou de Droite, le Québec, lui, faisait bande à part en se concentrant sur ce qu’on nomme aujourd’hui « la question nationale », qui se résume à ceci:  « Est-ce que le Québec devrait faire sécession avec le Canada et former une nation indépendante. »

Mais tout ceci est de l’histoire ancienne et je n’apprend rien à personne, surtout que la très vaste majorité de mon lectorat sont des résidents de la province de Québec.

Je voudrais clarifier une chose:

Je ne suis pas Québécois, malgré que je suis né au Québec et que j’y ai vécu toute ma vie.

Avant de sauter aux barricades et me traiter de traître, laissez-moi expliquer.

Je suis Canadien-Français, comme mes ancêtres ayant grandi avant que le mouvement séparatiste devienne la force politique qu’il est aujourd’hui.

Le fait que je sois né sur l’Île Jésus ne me différencie aucunement du Canadien-Français né à Bathurst au Nouveau-Brunswick, ou à Saint-Boniface, Manitoba, ou dans une communauté francophone sur le bord de la 417 en route vers Ottawa.

Mais selon les Nationalistes, qu’ils soient séparatistes ou non, il y a une différence.  Le « Québécois » doit bénéficier de droits supplémentaires car il fait partie d’une « nation » distincte et doit être favorisé par Ottawa lors de décisions affectant les provinces.

Il semblerait que ces droits ne seraient pas accordés aux autres Canadiens-Français – ceux vivant hors-Québec – car les Nationalistes militent pour que le Québec soit favorisé, non pas la population francophone, peu importe leur lieu de résidence.

Ceci m’a déjà été confirmé par Mathieu Bock-Côté, qui s’est défilé du débat sous prétexte qu’il devait continuer d’écrire ses textes lorsque je l’ai confronté à cette réalité.  Il n’est pas le seul l’avoir fait, mais c’était un exemple clair dont des centaines ont été témoin.

C’est pourquoi je refuse d’utiliser le terme « Québécois » quand je m’identifie.  Je suis un Canadien-Français résidant dans la province de Québec.  Je ne suis pas plus spécial qu’un autre parce que j’ai eu la chance de naître dans cette province à majorité francophone.  Je suis un citoyen comme un autre et je trouve ça insultant que notre gouvernement provincial, peu importe la couleur, considère que le Québécois est un être supérieur au Canadien-Français – ou au minimum, prône un favoritisme qui pénaliserait ce dernier alors qu’il se réclame de défendre le « Fait français en Amérique ».

  1. septembre 25, 2012 à 20:42

    Je ne suis pas d’accord avec le terme « canadien-français » car il est trop large. Le terme « Canadien francophone » semble moins péjoratif. Les partisans de la séparation diront qu’un canadien français est ce qui qualifie le parfait colonisé, alors que le terme colonisé est tout-à-fait faux en ce qui concerne la province. Ce terme semble nous renvoyer à une sous-idée obscure de génocide envers les français en terre du Québec à partir de 1759…

    • septembre 25, 2012 à 21:25

      Je suis d’accord avec votre affirmation. Je n’avais pas vu ça sous cet angle. Vendu!

  2. Cécile
    septembre 26, 2012 à 05:41

    Bienvenu parmi nous F.Boiteau !!

  3. James
    septembre 30, 2012 à 15:25

    Wow, je suis très impressioné par ces propos. Je suis Canadien-Anglais habitant à Toronto où j’ai souvent le plaisir de parler avec mes amis franco-ontariens. Ils me disent très souvent qu’ils se sentent oublié par les Québécois et le projet souverainiste. Ils ont peur que sans le poids du Québec, ils seront plus marginalisé. Alors, on peut imaginer leur mépris envers la souverainté…un tel message de solidarité, comme le vôtre dessus, serait très bien acceuilli, j’imagine.

    De tout manière, je suis tombé sur votre blogue par hasard et je le trouve très intéressant. Je serai de retour, sans doute! Merci.

  4. novembre 13, 2013 à 15:12

    Ce texte défini exactement ce que je ressens, en effet j’ai honte de me catégoriser québecoise. Tout cette corruption, collusion criminalité font ils parti de notre société distincte, nation, peuple…d’accepter de se faire étiquetter de telle façon était une erreur magistrale et ceux qui dirigent notre province sont ceux coupables d’avoir entrainer notre société de se penser supérieure aux autres canadiens. Ça me répugne au nez.

    Le PQ est le plus grand coupable de leurer les séparatistes de vivre sur une autre planète! Shame on them! Ils prennent avantage de la naivité de plusieurs de nos frères et soeurs. Il nous faut les combattre tout les jours et defaire leur manque de logique et surtout LEURS MENSONGES!

  5. Christine Fortier
    mars 21, 2014 à 12:09

    Je ne suis pas québécoise. Il n’est pas question que je me confine dans cette appellation de RETRANCHEMENT. Le Canada il est à moi. C’est Jacques Cartier qui a utilisé ce nom en tout premier. NOUS sommes les canadiens, les autres à l’époque étaient des sujets purement britanniques. Il n’y a que des québécois pour se déposséder d’eux-mêmes. Donc je n’en suis pas. La famille s’est agrandie par le sort houleux de l’histoire et là nous y sommes tous, au présent et on doit tous vivre ensemble. Je ne laisserai pas des vieilles histoires de rancunes décider de mon sors présent et avenir comme une condamnation d’outre tombe. On ne construit RIEN sur les rancœurs, les préjugés et la haine gratuite basée sur du passéisme exacerbé. De plus, les québécois n’arrêtent pas de cracher sur leurs propres ancêtres dans les reportages. À chaque fois qu’ils peuvent mépriser le cléricalisme de l’époque et les grosses familles sous scolarisées, ils le font ! Mais si les anglais les méprisaient pour autant à l’époque alors là ils s’offusquent ! C’est du n’importe quoi.

  6. mars 19, 2015 à 22:21

    Voila un brainwash l’assimilation est commencé. Le Canada a toujours voulu dominé le francophone jusqu’à les assimiler. Na jamais respecté le français ni apprécier le supposé deuxième peuple fondateur les Québecois … les autre minorité francophone non m’aime jamais été mentionné l’or de la création du Canada qui a été imposé au peuple Québecois qui étais ni plus ni moins que l’esclave des riche anglophone.

  7. Martin
    août 18, 2016 à 11:30

    Pourquoi je ne m’identifie pas comme « canadien français ».

    Ce qui m’écœure de la communauté canadienne française est sa culture, c’est son égoïsme par rapport à la langue des signes autochtone locale, la langue autochtone locale orale et écrite et les communautés de langues officieuses généralement et son hypocrisie par rapport à l’anglais.

    La communauté francophone est très privilégiée dans le monde. Au niveau international, le français est une langue officielle de l’Assemblée Générale des Nations Unis et de l’ECOSOC et les francophones profitent des activités l’Organisation Internationale de la Francophonie.

    Au niveau constitutionnel canadien, le français jouaient d’un statut officiel pour lequel les sourds et les autochtones ne peuvent que souhaiter pour leurs propres langues. Comme expression de notre gratitude, nous poursuivons Air Canada pour se faire servir un 7-Up en français sur un vol international !

    Si je propose que l’Assemblée Générale des Nations Unis et l’ECOSOC explorent la possibilité de remplacer graduellement l’anglais et le français par l’espéranto comme langue qui est de cinq à dix fois plus facile à apprendre que l’anglais et qui pourrait donc bénéficier ceux qui n’ont pas la chance de bien apprendre une autre langue officielle de l’ONU, on me traite de traître. On n’entend jamais parler des droits linguistique des communautés officieuses sur la scène internationale. On demande même au secrétaire générale de l’ONU à la suite d’une conférence de l’OIF concernant le statut du français dans le monde face à la menace de l’anglais sans même considérer que sa propre langue coréenne ne jouit d’aucun statut officiel chez l’ONU. On se choque donc de sa réponse ambiguë sans comprendre que nous-même promouvons le remplacement de l’anglais par le français comme langue impériale. On se plaint du manque de français aux jeux Olympiques au Brésil sans comprendre que les lusophones ne font que nous repayer la faveur du manque de portugais aux jeux olympiques ailleurs dans le monde.

    Si je propose qu’on révise la constitution canadienne pour remplacer graduellement le statut officiel de l’anglais et du français par un statut officiel pour la langue des signes autochtone locale, la langue des signes internationale, la langue autochtone local orale et écrite et l’espéranto, on me regarde avec incrédulité. Le PQ applaudit même à mains fortes la parole d’un chef autochtone pendant un discours qu’il est Innu et souverainiste et se choquent d’apprendre à la suite qu’il parlait de la souveraineté Innue et non québécoise !

    Si je propose qu’on donne un bond scolaire à chaque parent pour chaque enfant et permettre à chaque école participante d’enseigner dans la langue de son choix même si c’est le chinois, on me traite d’idiot qui que connait riens des « deux peuples fondateurs » à l’exclusion des autres et que les francophones doivent se réserver le droit divin a l’éducation en français même au fin fond du Richmond sinophobe en Colombie Britannique. On ignore pourtant que si un Algonquin désir être instruit dans sa langue, il devra déménager là où on l’enseigne. De même pour le sinophobe.

    Cette égoïsme de la part des canadiens français m’écœure tellement que j’ai même perdu beaucoup de mon français en me distançant de sa communauté au cours du temps. Ce n’est que ma lecture dans la langue qui m’a permis de le maintenir jusqu’à maintenant. Je considérais même à un point d’établir une nouvelle organisation francophone qui aurait eu pour but de promouvoir non pas le français en tant que tel, mais plutôt la langue des signes autochtone locale et la langue autochtone locale orale et écrite au niveau locale et la langue des signes internationale et l’espéranto au niveau internationale ainsi que plus de liberté de choix de langues d’instruction dans les écoles publiques selon la demande du marché et la promotion de l’espéranto comme langue auxiliaire internationale.

    Par contre, je ne crois pas que ça réussirait car peu de francophones s’intéressent a une langue des signes ou la langue autochtone locale. Nous voulons tout simplement remplacer l’anglais par le français comme langue impériale dans le monde.

  1. novembre 13, 2013 à 13:56

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