Analyse du Manifeste du RRQ

Il y a environ une semaine, j’ai eu une conversation avec une personne disant être un des haut-placés du Réseau de Résistance du Québécois.  Après avoir targué ce mouvement (sans savoir qu’il en faisait partie) d’être « rempli de gauchistes radicaux qui cherchent de l’attention en manifestant et en faisant de la casse.. », il a commencé à m’insulter et à me dire que je ne savait rien du mouvement, tout en refusant de répondre à mon accusation, malgré mes multiples tentatives de lui démontrer que de m’insulter ne changeait en rien la validité de mon commentaire.

J’ai donc décidé de confirmer cette impression par moi-même.  Pour ce faire, quoi de mieux que de décortiquer le Manifeste du mouvement, qui indique les piliers qui soutiennent cette organisation.

Le texte original sera laissé comme tel tandis que mes commentaires seront en bleu italique.

***

Manifeste du Réseau de Résistance du Québécois

Comme son nom l’indique, le RRQ est une organisation de résistance qui considère l’indépendance du Québec comme nécessaire à la survie et au développement de la nation québécoise. Il tire son inspiration de toutes les situations de notre histoire où les Québécois se sont dressés avec courage contre les manœuvres d’anéantissement ou d’assimilation de la part du conquérant britannique de 1760 et de ses collabos canadiens-français.

Malgré les dires du RRQ, les « Anglais » n’ont pas tenté d’assimiler le Bas-Canada à la langue et la culture Anglaise au moment de la conquête.  Premièrement, le Traité de Paris de 1763 respecte la capitulation conditionnelle de la Nouvelle-France de 1760 en permettant au peuple de conserver leur religion (les Anglais étant Protestants et les Français, eux, Catholiques).  Le traité permettait aussi aux résidents conquis d’émigrer et donc de retourner en France s’ils le désiraient.  Trouvez-moi un conquérant si magnanime qui non seulement laisse le peuple conserver sa religion – et ce lors d’une période de conflit religieux – mais qui laisse le peuple conquis, qui consiste en une source de revenus via les taxes et la production, fuir le territoire pour retourner vivre dans le pays de leur ennemi historique sans pénalité ni conséquences, mis à part l’abandon de leur terre.

Il est certainement possible que plusieurs aient décidé de rester car ils avaient eux-mêmes quitté la France pour s’éloigner d’un régime tyrannique et donc sont restés sur leur terre en se disant qu’il n’y avait pas grand différence entre un seigneur qui parle français ou un autre qui parle anglais.  Aussi des gens très pauvres étaient potentiellement incapables de ramasser les fonds nécessaires pour retourner en France.  Il est également possible que le clergé ait convaincu une bonne proportion de gens de rester également.  Bref, il y a plusieurs raisons pourquoi un « Néo-Français » serait resté suite à la conquête.

Le RRQ se réclame de l’esprit des Patriotes de 1837 qui ont mené la rébellion contre l’occupant impérial.

Sans vouloir insulter les Patriotes, il y a eu beaucoup de brouhaha de la part des rebelles francophones, mais le RRQ semble oublier la contribution de citoyens anglais lors de cette rébellion, tel que Worfred Nelson.

Il fait sien l’héritage du RIN de Pierre Bourgault et du Parti Québécois de René Lévesque qui ont redéfini les cadres de la lutte nationale en la posant désormais non plus comme une lutte pour la survivance, mais comme une aspiration à l’Indépendance nationale. Le RRQ entend réhabiliter également les combattants du Front de libération du Québec, qui ont été parmi les premiers dans le développement de la pensée québécoise à dénoncer et à affronter le régime d’Ottawa comme étant illégitime, exploiteur et usurpateur.

Je ne suis pas souverainiste, mais je n’ai rien contre une organisation qui prend les philosophies du RIN et du PQ « original » de René Lévesque pour bâtir son idéologie.  Mon gros problème consiste en le désir de « réhabiliter […] les combattants du Front de Libération du Québec »(FLQ).  Ces gens étaient des terroristes qui n’ont pas hésité à recourir à la prise d’otage et à l’assassinat d’un d’eux pour arriver à leurs fins.  Si le RRQ dit qu’il cherche à les « réhabiliter », ils sont donc en accord avec les actions que ce groupe a posé.  Cet aspect, de lui-même, est suffisant pour catégoriser le RRQ d’extrémistes, ou, au minimum, de sympathisants d’un groupe terroriste reconnu.

Le peuple québécois s’est déjà prononcé en faveur de l’indépendance lorsque, en 1995, les Québécois étaient invités par le gouvernement de Jacques Parizeau à voter pour ou contre cette option. La population du Québec a répondu oui à 49,4%, mais les manœuvres illégales du gouvernement fédéral nous autorisent à rejeter la « victoire » du camp du non et à reprendre le processus vers l’indépendance sur de nouvelles bases. En effet, il est maintenant de notoriété publique que le référendum a été volé par le camp fédéraliste grâce à un détournement frauduleux de la loi référendaire québécoise, et ce, effectué non pas par des citoyens, mais par le gouvernement illégitime d’Ottawa. Par des caisses occultes et des moyens semblables à ceux de la Central Intelligence Agency (CIA), il est intervenu de façon illégale à plusieurs niveaux pour faire déraper un processus que les Québécois voulaient éminemment démocratique. Notamment par la naturalisation artificielle, précipitée et massive de nouveaux citoyens canadiens et en favorisant le vote illégal de Canadiens anglais au Québec lors de cette consultation (le vote des étudiants ontariens en résidence à l’Université Bishop est un exemple patent), l’État canadien a détourné le processus démocratique. Soyons clairs : le peuple québécois a dit oui à l’indépendance en 1995.

Évidemment, le RRQ accuse le fédéral d’avoir fait basculer le vote.  Il y a certainement des éléments de vérité dans cette déclaration mais en disant « le peuple québécois a dit oui à l’indépendance en 1995 », ils excluent les 50.6% qui ont dit Non.  Les fraudes tel celles de l’Université Bishop ne suffisent pas pour expliquer la division du peuple québécois lors de ce vote.  Le Oui aurait peut-être gagné en 1995 sans les efforts douteux du Fédéral, mais ce n’aurait pas été un résultat de 70% pour le Oui non plus.  Il y a aussi la question que le RRQ n’aborde pas, qui est de la légitimité d’un vote pour la sécession auquel la moitié de la population s’objecte.

De plus, les Québécois se sont exprimés clairement lors de deux grandes commissions nationales visant à dégager un consensus québécois concernant le statut futur du Québec. D’abord, lors de la Commission Bélanger-Campeau en 1992, ensuite lors des audiences de la Commission sur l’avenir du Québec en 1995. Toutes les composantes les plus représentatives de la nation québécoise se sont alors prononcées en faveur de l’indépendance. Le consensus fut très large et très clair : que ce soient les syndicats, les agriculteurs, les associations féminines, les associations étudiantes, les artistes, les enseignants, presque tout l’ensemble des corps constitués de la nation ont pris partie pour l’indépendance, exception faite du Conseil du patronat et de la bourgeoisie coloniale.

Bref, toutes les organisations de Gauche étaient en faveur, alors que le Conseil du Patronat, représentant de facto de la Droite, était contre.  De plus, l’utilisation du terme « bourgeoisie coloniale » empeste le Marxisme.  Fait intéressant, selon eux les Syndicats, les Groupes Féministes, les Agriculteurs, les Association Étudiantes,  les Enseignants et les Artistes sont « les composantes les plus représentatives de la nation québécoise »  Si j’exclus les agriculteurs (en assumant que par « agriculteurs » le RRQ ne cherchait pas à dire « L’UPA »), tous ces groupes sont majoritairement gauchistes.

Le résultat de 1995, où d’ailleurs plus de 60% de la majorité française historique a voté oui à l’indépendance, doit donc maintenant être considéré comme une volonté manifeste incontournable.

Il semblerait donc que ceux qui disputent cette interprétation sont donc des propagandistes fédéralistes et que les anglophones vivant au Québec ne comptent pas.

Contre ce désir d’indépendance exprimé de nombreuses fois par le peuple québécois, le gouvernement d’Ottawa oppose sa fausse légitimité basée sur une constitution qui n’a jamais été entérinée par le peuple québécois, basée sur un régime qui nous a été imposé par les armes lors de la Conquête de 1760 puis par la répression des Patriotes de 1837-38.

Faux.  Première des choses, le fait que le Québec n’ait pas signé la Constitution n’a aucune importance.  Selon les paramètres de la Constitution, l’accord de 7 provinces, totalisant les 2 tiers de la population canadienne, suffit pour approuver tout changement.  Les 10 provinces étant considérées territoire colonial britannique sous le statut de Westminster à l’époque, le Québec était donc une colonie anglaise avant la ratification du fameux document.  Les 9 autres provinces étaient en accord, donc peu importe ce que Québec dit, la Constitution s’applique et est valide.

Annexés de force en 1840 dans l’Union des deux Canada puis dans la Confédération de 1867 contre l’assentiment populaire, nous regardons le gouvernement d’Ottawa comme étranger à notre vie nationale, impérialiste et colonisateur.

En conséquence, nous considérons que le gouvernement d’Ottawa doit se retirer de toutes les sphères de la vie québécoise le plus rapidement possible. Il doit se retirer de notre territoire et cesser de vouloir représenter notre nation.

Le problème ici est que le RRQ ne reconnaît pas le gouvernement fédéral, tel qu’ils écrivent un peu plus loin.  La Constitution donne le droit à Ottawa de s’ingérer dans certaines des sphères de la vie québécoise, tel qu’énuméré à l’article 91, et les provinces ont leurs pouvoirs, énumérés à l’article 92 et 92A.

L’État Québécois, par son action et la voix de son gouvernement, représente désormais pour nous la seule autorité légitime sur le territoire du Québec.

Mais pourtant, l’État Québécois, de par sa nature provinciale, reconnaît et est assujetti à l’autorité d’Ottawa.  L’État Québécois parle sur les champs de compétence dont ils ont été désignés responsables par la Constitution…  En pis, le gouvernement provincial participe à de multiples programmes de redistribution de richesse, tel que la péréquation.  Si le RRQ refuse réellement de reconnaître l’autorité d’Ottawa, il devrait donc débuter par refuser de reconnaître le gouvernement provincial, tant qu’il  s’accroche à la mamelle du Fédéral.  Il semblerait – selon le RRQ –  qu’il est donc légitime de prendre l’argent des contribuables Canadiens via le gouvernement fédéral, mais lorsqu’il s’agit de reconnaître l’autorité légale de ce même gouvernement, oubliez-ça!

L’État fédéral, résidu de l’empire britannique, n’a plus pour nous aucune légitimité. Notre action désormais ne vise qu’une chose : contrecarrer l’intrusion d’Ottawa dans notre vie nationale et redonner à la nation québécoise, dans le respect des nations amérindiennes, la pleine maîtrise de son destin.

Nous ne reconnaissons donc aucune juridiction d’Ottawa sur le territoire du Québec. Nous ne reconnaissons aucune loi fédérale ni aucune décision de la cour suprême comme applicable sur le territoire québécois, si ce n’est dans un cadre transitoire respectueux de la prépondérance des lois québécoises. Nous ne reconnaissons pas l’armée canadienne comme notre armée.

Voici donc la confirmation de ce que j’écrivais plus haut.  J’aimerais bien savoir quelle était l’opinion du RRQ lors des inondations du Richelieu le printemps passé, alors que tout le monde attendait que l’armée s’y présente.  Se sont-ils réjouit lorsque l’armée à annoncé qu’elle se retirait pour laisser le secteur privé s’occuper du reste alors que les rues étaient encore inondées?

Qu’est-ce que les fondateurs pensent des soldats qui sont venus porter de la nourriture, des couvertures et de l’aide à la reconstruction lors du Grand Verglas de Janvier 1998? 

Aussi, s’ils ne reconnaissent pas le gouvernement fédéral, comment peuvent-ils espérer obtenir ce qu’ils désirent?  Leur but n’est pas de négocier car ils refusent de reconnaître la légitimité d’Ottawa sur le territoire.  Pour débuter une négociation, il faut que les 2 parties reconnaissent que l’autre à droit de parole, ce qui n’est pas le cas du RRQ, qui rejette d’emblée l’autorité du Parlement.
La nécessaire résistance

Bref, le Réseau de Résistance du Québécois est une organisation révolutionnaire qui entend lutter énergiquement pour libérer le territoire du Québec. Car tel est le désir et la volonté d’une majorité des Québécois.

Je présume qu’ici, la statistique de 60% des francophones est ce qui sert pour définir « une majorité des Québécois » et donc exclus tous les anglophones et immigrants.  Ils ne le disent pas, mais donc si les francophones sont ceux que le RRQ considère comme « les québécois » il est donc automatique, même s’ils ne le disent pas, que les non-francophones sont donc des « non-québécois ».  Il s’agit donc de la fameuse tactique du « Nous contre Eux ». 

Notez aussi qu’ils utilisent le terme «révolutionnaire» pour identifier leur mouvement.  Je ne veux pas assumer ou prétendre quoi que ce soit, mais un mouvement qui refuse de discuter car il ne reconnaît pas l’existence de son adversaire(Ottawa) et qui cherche à modifier fondamentalement la structure de l’État Québécois, incluant l’obtention de son indépendance, ne semble ne pas avoir beaucoup d’options mis à part la révolution armée pour arriver à ses fins.
Les militants du RRQ prennent l’engagement solennel d’accomplir cette volonté des Québécois en y investissant toute leur intelligence et cet esprit de sacrifice et d’élévation qu’exige la grande bataille de notre libération. Ils y engageront tout leur être et souderont leur destin à celui de leurs frères et sœurs québécois réunis avec eux pour l’aboutissement de ce dur combat et l’obtention de cette Ô combien nécessaire indépendance.

Pas de commentaires, outre le fait que ce manifeste ne démontre aucunement la nécessité de l’indépendance.

Nous sommes une nation forte qui a déjà prouvé dans l’histoire qu’elle avait tous les atouts d’une puissance agissante.  Réussir ne dépend que de notre capacité à nous mobiliser en refusant toujours de se laisser fallacieusement convaincre par les sirènes de la soumission, en refusant d’abdiquer devant Ottawa. Partout sur la terre, des hommes et des femmes regardent notre révolution, (car l’indépendance en est une), et espèrent notre victoire. Car nous ne nous battons pas que pour nous-mêmes, mais pour une nouvelle humanité, une humanité plus juste et à l’intérieur de laquelle les peuples parviendront à s’émanciper pleinement. Notre indépendance changera la face de l’Amérique et marquera le recul de la Grande alliance anglo-saxonne, elle qui a exploité, au fil des siècles, les humains partout sur la terre. Notre nation libre interviendra enfin dans les affaires du monde avec la sensibilité des peuples opposés aux appétits des grands impérialismes, eux qui ont tant fait couler le sang des peuples qu’ils soumirent. L’Afrique et Haïti ne peuvent qu’espérer notre indépendance. La Palestine nous attend. Les Basques nous observent. Le Québec libre est l’espoir des peuples enchaînés.

Comparer le Québec avec les pays africains et Haiti est une insulte incommensurable envers Ottawa et Québec.  Il y a beau avoir des problèmes au Québec, nous ne sommes pas dirigés par un gouvernement fédéral qui emprisonne, torture et tue ses propres citoyens car ils parlent un peu trop.  Le RRQ omet de mentionner que dans la majorité des dictatures africaines, la liberté d’expression n’existe pas et donc son mouvement ne pourrait exister car les fondateurs seraient exécutés sous des accusations de traîtrise.  Pour ce qui est de la Palestine…et bien il est vrai qu’un mouvement indépendantiste révolutionnaire pourrait être attiré par un autre groupe – L’Organisation de Libération de la Palestine –   qui clame dans leur Charte que (traduction libre) « Le combat armé est le seul moyen de libérer la Palestine.  Il ne s’agit pas d’une phase, mais de la stratégie globale » (Art. 9)

Il est aussi intéressant de noter que tous les pays qu’ils nomment  ont soit obtenu leur indépendance par le sang (Haïti, pays d’Afrique postcoloniale) ou militent violemment pour l’obtenir (Hamas pour la Palestine, ETA pour les Basques).

Le passage sur la « nouvelle humanité » puait tellement le collectivisme que j’en ai eu le réflexe de prendre la main des gens se situant à ma gauche et à ma droite et de chanter « We are the World ».  L’indépendance du Québec mènerait vraisemblablement à une vague de peuples qui se libèrent des chaînes des pouvoirs impérialistes qui les maintiennent sous leur joug.
Pour toutes ces raisons, nous ne nous laisserons plus jamais voler nos victoires et nous ne nous laisserons plus dicter nos actions par les forces de la soumission qui se terrent dans les officines d’Ottawa. Pour nos enfants, mais également pour la mémoire de nos pères et de nos mères, nous combattrons jusqu’à notre dernier souffle. Nous sommes l’Amérique française qui s’extirpe de sa condition de vaincue. Nous sommes le porteur d’eau qui porte désormais son destin de peuple libre! Nous sommes la liberté en marche ! Nous sommes les résistants du Québec libre ! Nous sommes les Fils et Filles de la Liberté! Nous sommes Québec mort ou vivant! Nous sommes Nous! Et qui participe à notre combat, d’où qu’il vienne en ce monde, est notre frère ou sœur!

Notez ici que j’ai fait l’allusion à la philosophie du « Nous contre Eux » tout à l’heure.  Il ne s’agissait pas d’une comparaison boiteuse, car ici-même ils s’identifient comme « Nous sommes Nous » en utilisant même le « N » majuscule.  Il est aussi intéressant que tout au long de ce manifeste, les francophones situés ailleurs au Canada ne sont jamais mentionnés, comme s’ils n’existaient pas.  Ils se concentrent sur le « Québécois », qui est vastement moins opprimé que le franco-saskatchewannais qui ne peut même pas obtenir de service en français de la part des autorités provinciales. 

Est-ce que le membre du RRQ lui dirait de tout simplement d’abandonner ses racines et de déménager au Québec?  Est-ce qu’il le considère comme un frère opprimé ou est-ce qu’il ignore ses revendications pour ne pas avoir l’air de se plaindre la bouche pleine alors qu’il vit dans une province qui garantit le service en français, dont l’affichage est en français et dont l’éducation de ses enfants ne peut être offerte qu’en français dans le service public à moins d’avoir soi-même étudié en anglais?

Désormais et pour toujours nous sommes maîtres chez nous.

Pour la forme, je voudrais juste mentionner qu’il cite ici Jean Lesage, Premier Ministre Libéral…un Fédéraliste Étatiste, avec son « maître chez nous ».
Nous vaincrons, car nous n’avons tout simplement pas le droit de perdre !
Le Réseau de Résistance du Québécois

***

Il semblerait donc que mon impression initiale s’avère vraie.

  1. DooM
    juillet 22, 2011 à 06:18

    Wolfred Nelson n’était pas seulement un anglophone, c’était un des seuls séparatistes du type RRQ. Parce que les patriotes de 1837, de qui ils se réclament, n’avaient rien en commun avec les séparatistes d’aujourd’hui. C’était même jusqu’à un certain point des fédéralistes en termes de 2011.

    « Les plaies de mon pays se cicatriseront après les malheurs de l’anarchie et d’une révolution sanglante. Le paisible canadien verra renaître le bonheur et la liberté sur le Saint-Laurent; tout concourt à ce but, les exécutions mêmes, le sang et les larmes versés sur l’autel de la liberté arrosent aujourd’hui les racines de l’arbre qui fera flotter le drapeau marqué de deux étoiles des Canadiens.  » -Testament de Chevalier De Lorimier. (Tsé le personnage vedette joué par Luc Picard dans le film de Falardeau)

    Quand De Lorimier parle de 2 étoiles, c’est le drapeau qui représentait une association d’États à l’image de ce qui se passait dans les colonies des USA. Et quel étaient ces 2 États? Le haut et le bas Canada. Donc le Québec et l’Ontario d’aujourd’hui.

    C’était la position de la majorité des patriotes de 1837. Ils voulaient leur liberté de la Grande-Bretagne, ce que le Canada a aujourd’hui excepté pour un attachement qui est purement symbolique.

    Et Wolfred Nelson? Il s’était à un moment donné auto-proclamé 1er président de la république du bas-Canada. Mais bon, il sera membre du 1er vrai parlement canadien. Alors p-ê était-il, en fin de vie, un fédéraliste?

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