Projet de loi 13: La porte est grande ouverte pour la fraude électorale.
Ahh, le gouvernement du Québec! Encore une fois, il vient de faire un fou de lui-même avec une loi votée à l’unanimité.
Eh oui, le projet de loi 13, permettant aux étudiants de voter dans leur CEGEP ou leur université, a été adopté sans opposition à l’Assemblée Nationale.
Les médias ont déjà commencé à célébrer ce vote "historique" qui permettra, selon eux, aux jeunes de voter en plus grand nombre.
Permettez-moi d’en douter.
À première vue, cette loi semble inoffensive. Elle donne même l’impression d’être une bonne idée. La bonne intention derrière cette loi est simple: Plusieurs étudiants, particulièrement des régions, se retrouvent avec un dilemme quand vient le temps de voter aux élections durant leur session. Présentement, si l’étudiant en question vient d’Amos et fait des études universitaires à McGill, il doit retourner à Amos pour aller voter.
Mais bon, vous me connaissez. J’adhère à la philosophie que "la route vers l’enfer est pavée avec de bonnes intentions"…
Le projet de loi du gouvernement veut donc permettre à cet étudiant de voter à son établissement scolaire, lui évitant de devoir manquer une journée d’étude, ou devoir s’abstenir de voter.
Je dois mentionner, par contre, que nous avons déjà une structure qui permet aux gens ne pouvant se déplacer au scrutin lors du jour du vote… Le vote par anticipation.
On me dira que s’il vient d’une région éloignée, ça rend la chose difficile, peu importe quand, donc le vote par anticipation pourrait ne pas suffir à la tâche. Je concède ce point, malgré qu’il soit anecdotique et donc ne possède aucune valeur réelle.
Je n’ai aucun problème avec une loi qui offre aux citoyens n’ayant pas la possibilité de se déplacer à leur comté de voter.
Là ou j’ai un problème, c’est la façon dont on l’implémente.
L’étudiant pourra voter directement dans une urne située dans l’établissement d’enseignement.
Si c’est le cas, comment peut-on avoir la certitude qu’il ne votera pas deux fois? Au Québec, pour voter, on doit présenter une pièce d’identité avec photo, mais il y a quand même un problème. La photo peut être endommagée et donc la personne impossible à reconnaître, mais la pièce d’identité demeure valide. Il serait donc un jeu d’enfant pour un activiste étudiant de voter dans son université et de demander à un proxy d’aller voter en son nom dans le comté ou il réside légalement.
La seule trace de la fraude? Le nom de l’individu est coché sur la liste électorale du comté et de l’université. Aucun système informatique n’ira lancer une alerte disant que ce citoyen a déjà voté.
En résumé, le projet de loi 13 sera un des moyens les plus simples pour la horde des radicaux de tout acabit de manipuler le système et commettre une fraude électorale du genre que l’on n’a jamais vu au Canada.
La solution? C’est évidemment trop simple pour nos élites gouvernementales: Tout étudiant vivant hors-comté pour ses études devrait être tenu de demander un bulletin de vote anticipé qu’il devra poster 2 semaines avant le vote, pour assurer qu’il soit reçu avant le scrutin…Comme les gens inscrits à la liste des électeurs hors-Québec…
Projet de Loi 14 – Réaction médiatique prévisible…
Le brouhaha concernant le projet de loi 14 continue! Après la manifestation de dimanche, plusieurs instances de commerces ayant reçu des plaintes de l’OQLF ont vu le jour. Nous avons littéralement un nouveau cas à chaque jour depuis mercredi!
Un troisième à Québec doit également refaire son menu
Dans les médias de Québécor, Gilles Proux et Sophie Durocher ont écrit des éditoriaux pour lapider les manifestants.
M. Proulx a au moins eu le mérite d’être direct. Les manifestants anti loi 14 sont des attardés mentaux et des paranoïaques (désolé, le lien est disponible seulement pour les membres "VIP")
Gilles Proulx n’a jamais mâché ses mots, mais d’y aller de traiter ces manifestants d’attardés mentaux parce qu’ils se sentent menacés par plusieurs des sections de ce projet de loi – dont il ne fait aucune mention, ça fait dur…
M. Proulx, je n’étais pas présent à la manifestation, mais j’aurais bien voulu y être. J’ai donc trouvé ça assez insultant de me faire traiter d’attardé mental ce matin, simplement parce que je vois constamment des exemples de ségrégation contre les non-francophones. De plus, vous tentez de diminuer l’importance de cette manif en sous-estimant le nombre de manifestants. Alors que les médias rapportaient 200 personnes en moyenne, vous dites qu’il y en avait 125. Votre malhonnêteté intellectuelle invalide votre argument en son ensemble. De toute façon, dans ce billet que vous avez écrit, aucun argument n’est présenté. Vous avez profité de votre tribune pour lancer du fiel sur les opposants du projet de loi 14, un point c’est tout. Considérant votre réputation dans nos médias, ce billet sert plus à miner votre propre crédibilité qu’autre chose.
***
Pour ce qui est de Madame Durocher, elle a pondu un texte qui se voulait assez mesquin. Le 2/3 du texte semble être neutre, ou même en faveur du mouvement Put Back The Flag et des autres groupes et individus qui manifestaient, mais elle a ensuite terminé son article avec des remarques comme:
On aurait pu s’attendre à ce qu’un nouveau groupe de défense des anglophones arrive avec un discours différent, plus nuancé.
[...]
Le parallèle qu’ils font entre la ségrégation aux États-Unis et la politique d’affirmation du français au Québec est scandaleux.
Scandaleux? Mme. Durocher, vous n’avez pas compris le véritable sens de l’autocollant "Ici on commerce en français". Le panneau ne veut pas dire que les francophones peuvent se sentir rassurés de pouvoir être servis en français (ce qui est ridicule. Je n’ai JAMAIS eu de la difficulté à être servi en français), mais plutôt un message pour les non-francophones que: "Ici, on ne te servira pas en anglais"
N’oublions pas que, selon les règles de français, le pronom personnel "on" exclut la personne qui l’utilise – donc cette enseigne n’est pas un message disant que les commis et propriétaires du commerce parlent en français. C’est une exigence envers les clients. On exige qu’ils fassent du commerce en français.
C’est donc effectivement de la ségrégation. Celui qui affiche cet autocollant près de sa caisse envoie le message qu’il n’accepte pas de commercer avec des non-francophones.
C’est dommage, mais encore une fois, nos médias démontrent qu’ils sont complètement déconnectés de la réalité et préfèrent garder le peuple dans l’ignorance en répétant les mêmes arguments qu’on utilise depuis 1976. Au lieu d’objectivement regarder les dires des groupes qui s’opposent à la loi 101, on les dénigre, on les insulte et on tente de diminuer leur importance pour perpétuer la ségrégation des non-francophones dans leur propre pays.
La Loi 14 ne doit pas passer. Si votre député est de la CAQ, écrivez-lui pour lui exiger de voter contre ce projet de loi. S’il est Libéral, écrivez-lui pour lui rappeler de son engagement de ne pas modifier la loi 101 d’aucune façon et de voter contre cette loi xénophobe.
Droits ou services?
Prenez quelques instants pour lire ce qui est inscrit sur cette image. J’aimerais en commenter le contenu:
Voici quelques présomptions avec lesquelles nous sommes nés:
Le "droit" à l’éducation
Le "droit" à la santé
Le "droit" à un régime de retraite fourni par l’État
Le "droit" à un congé payé par l’État quand on a un enfant
…
Personne n’a "droit" à ces choses. Tout le monde devrait être RESPONSABLE de se fournir de tels services.
Un bien ou un service n’est pas un "droit", c’est un bien ou un service.
Dans une société libre, les gens doivent également assumer les responsabilités qui viennent avec leur liberté.
Présentement, je n’ai pas le droit de me "désabonner" de la taxe scolaire et de payer pour 100% de l’éducation de mes enfants. Même l’école privée est subventionnée. Pire encore, l’école privée est tenue de présenter un programme préapprouvé par le MEQ.
Présentement, je n’ai pas le droit de me "désabonner" à la RAMQ et de me payer une assurance-santé pour moi et ma famille. Je peux me procurer de l’assurance pour quelque chose que la RAMQ ne couvre pas, mais si elle le paie, l’État me FORCE de passer par eux.
Présentement, je n’ai pas le droit de me "désabonner" du RRQ et de prendre cet argent pour le cotiser moi-même dans un régime de retraite de mon choix. Je peux effectivement cotiser dans mon propre régime, mais je suis tenu de cotiser dans la caisse du RRQ, laquelle sera à sec quand mon tour viendra.
Présentement, je n’ai pas le droit de me "désabonner" du RQAP, dont la caisse est déficitaire depuis sa création. Si des parents décident d’avoir un enfant, le contribuable ne devrait pas avoir à payer pour leur "congé parental". Avoir un enfant est une décision de couple et les conséquences, monétaires ou autres, devraient êtres celles des parents et personne d’autre.
La Liberté, c’est difficile. Ça requiert de l’effort et d’être responsable de ses actions…TOUTES ses actions.
Il est donc normal que certains – même plusieurs, défendent bec et ongles l’État, qui leur permet de vivre sans avoir à penser trop par eux-mêmes, de la même façon dont l’esclavagiste d’antan s’occupait de ses esclaves…
Diane De Courcy – appel à la modération
Suite à la manifestation contre le projet de loi 14 de dimanche (que j’ai malheureusement manqué), à laquelle environ 200 personnes se sont présentées, la ministre responsable de la "Charte de la langue française", Diane De Courcy, à lancé un appel au calme et à la modération.
Selon le Journal de Montréal, certains des manifestants avaient des pancartes qui faisaient une relation entre son projet de loi et la ségrégation. Étant un des tout premiers à avoir critiqué ouvertement ce projet de loi, je ne peux qu’être en accord avec ces parallèles.
Voici ce que l’article 2 du "Bill 14" provoque comme changement à l’article 1 de la Loi 101 (changements en caractères gras – le passage souligné sert à mettre l’emphase):
Le français est la langue officielle du Québec. Il constitue le fondement de l’identité québécoise et d’une culture distincte,
ouverte sur le monde.
Comme j’ai mentionné dans mon billet précédent sur ce sujet, il n’y a pas beaucoup de moyens d’interpréter un tel article. Selon Mme. De Courcy, un Québécois, c’est un francopĥone, point final.
Madame De Courcy, si vous voulez faire appel à la modération, vous auriez dû en faire usage vous-même quand vous avez rédigé ce projet de loi. Si les anglophones et allophones qui vivent et paient des taxes au Québec ne sont pas Québécois, que sont-ils? C’est vous qui avez lancé la première pierre avec cet article qui est un exemple flagrant de ségrégation. Êtes-vous du même avis qu’un ancien péquiste de longue date, Pierre Curzi, qui a dit presque ouvertement à Gilles Proux que dans un Québec souverain, on pourrait examiner s’il vaudrait la peine de retirer le droit de vote aux anglophones?
In an interview with Gilles Proulx, a pioneer in shock-talk radio, Proulx called the West Island "Ontario," and said West Islanders would never accept a PQ proposal for Quebec citizenship before sovereignty.
"We can’t change that with a magic wand," Curzi said. "If these people want to benefit, as long as we are a province, we can’t do more.
"We can’t take away their right to vote because that is a right we cannot control because we are still a province within the federation. Obviously, the day when the country is there, we will control citizenship, which will have more teeth, if I can dare to say so."
Je trouve un peu comique de voir une ministre d’un gouvernement fondamentalement xénophobe faire appel à la modération.
***
Ce qui m’irrite encore plus, c’est qu’autant dans les médias que chez les partis d’opposition, personne n’a critiqué l’article 2 de ce projet de loi. La CAQ s’oppose aux changements du statut bilingues de certaines villes, le PLQ s’oppose en bloc à tout changement à la loi 101, mais n’a pas ouvertement critiqué cet article.
Sauf erreur, personne, à part moi-même, n’a pris le temps de regarder cet article du projet de loi et de dire: "Heille! C’est grave ce qui est écrit là!"
Le lockout de la LNH est fini…pis j’m'en tab…
***NOTA: Ce billet n’a aucun rapport avec la politique provinciale ou fédérale, la discrétion des lecteurs est conseillée. ***
On va avoir du hockey c’t'année!
Honnêtement, ça m’importe peu… J’aime le hockey – le sport en tant que tel. Mais la LNH, par contre, m’a sérieusement découragé depuis quelques années.
Le retrait du "2-line pass" a accéléré le jeu, ce que je trouvais intéressant quand le changement a été instauré, mais est presque certainement la cause principale de l’augmentation massive des commotions cérébrales (Je n’ai pas les chiffres, mais il me semble qu’avant 2006, il y en avait beaucoup, beaucoup moins!). Le "2-line pass" créait une véritable zone neutre, ce qui n’est plus vraiment le cas aujourd’hui. Ces jours-ci, la glace est divisée en deux, avec la ligne bleue qui ne fait que prévenir qu’un joueur de l’équipe à l’attaque entre avant la rondelle.
La saison est trop longue, les joueurs jouent bien pour les 20 premières parties, s’assoient sur leurs lauriers pendant 40 parties durant la mi-saison et ensuite finissent le reste en mettant le paquet pour avoir une place en séries.
Lors des séries, alors qu’ils ne sont même pas payés, ils jouent pour vrai et j’admet que c’est du hockey très intéressant. Peu de pénalités, presque aucune batailles. Pendant les séries, c’est du hockey tel qu’on devrait avoir pendant la saison régulière. S’ils sont capables de jouer à ce niveau pendant les séries, pourquoi ne le font-ils pas durant la saison?
Mais même les séries sont trop longues! Du Hockey en juin? Come on! Faudrait que la saison finisse au début mars et que la coupe soit donnée à l’équipe gagnante au maximum avant le 15 mai… 4 de 7 – interminable. Un 3 de 5 serait plus rapide. Mais évidemment, réduire le nombre de matchs voudrait dire une baisse de revenus, donc ça n’arrivera certainement pas et je ne fais que me bâtir de faux espoirs.





Le ministre de l’éducation supérieure du Québec, Pierre Duchesne (qui, avec sa formation de journaliste, n’a aucunement les compétences requises pour le poste), à l’entrée de la réunion hebdomadaire du conseil des ministres, a répondu de manière assez innatendue à l’ASSÉ, qui lançait un ultimatum au ministre, qui avait retiré la "gratuité" de la table de négociations pour le fameux "sommet" sur l’éducation